NOUVELLE-ZELANDE ILE DU SUD – 20/12/16 au 02/02/17

Exit l’ile du Nord bouclée en 3 semaines (condamnés à tracer pour avoir une place sur le ferry) et bienvenue dans l’ile du Sud… la plus grande et la plus « réputée », notamment pour sa côte ouest, ses Alpes, ses lacs et fjords.

Plus de 5 semaines dont 2 seront partagées avec les plus courageux de nos visiteurs : Merci à Vincent et Estelle (fraichement enceinte pourtant…) d’avoir bravé 40h de connexions aller ET retour depuis Toulouse pour venir camper (souvent sous la pluie !!!), festoyer et randonner avec nous

itinéraire suivi : Picton – Abel Tasman (great walk) – Nelson – Motueka (Nöel et panne du van) – West Coast – Col et Glaciers Fox et Franz Josef – Wanaka & Queenstown (lacs et montagnes) – Le Fiordland et son célèbre Milford sound – Christchurch

Pour commencer : on a 3 jours avant Noel et ça tombe bien, on a réservé nos emplacements pour l’une des plus célèbres marches du pays : Abel Tasman Track … 3 jours / + de 60 km en bordure de mer sur les falaises arborées du nord de l’Ile du Sud. On a bravé la pluie et le froid mordant de la nuit (1 journée trempée de la tête au pied et une nuit dans une tente moisie) avant de décider de planter la tente le 2ème soir à l’intérieur du « cooking shelter » mis à dispo des campeurs. Sur 3 jours, on a quand même eu droit à 50% de soleil et des vues splendides. Sans regret et Nöel au soleil de la plage de notre campsite n’en sera que plus mérité.

(Un aparté sur le camping en NZ : on vous l’a dit, tout est réglé et millimétré ici… alors même si on est autonome dans notre van, pas de free camp! et à part dans l’ile du Nord où les pelouses ou parkings autorisés aux campervans sont souvent gratuits, dans l’ile du Sud, il faut le plus souvent payer : de 4 à 9€ chacun la nuit pour les moins chers… et à ce prix là, si certains terrains sont plus raffinés et bien équipés , il faut souvent se contenter d’un simple siège troué (pas besoin de dessin…) et parfois même, aucun point d’eau.)

Mais pour Nöel, on a trouvé le spot parfait… Le van est garé côté mer, les douches sont chaudes et on a même de l’électricité et un BBQ. Ce sera resto black angus et agneau pour le 24 au soir, dans un petit port de plaisance tout mimi + repas de fête apéro-entrée-plat-dessert cuisiné et arrosé par nos soins de 13h à 17h toute la journée ensoleillée du 25 au camping… autant vous dire qu’on a fait honneur à notre réputation de ripailleurs François ! On avait fait nos courses et ça tombe bien, le van est tombé en panne la veille au retour du resto (Joyeux Noel) et nous condamne à rester 3 jours immobilisés entre Auto stop et réparations.

Pour la suite, comme pour l’ile du Nord, quelques mots-clés :

– Pluie (et vents) : on nous avait prévenus, la NZ c’est mouillé. Relativement chanceux dans l’ile du Nord, on a eu droit à un été pourri en janvier dans le Sud. La West coast coincée entre océan et montagne qui longe une bonne partie de l’ile et héberge l’une des seules « autoroutes » est réputée pour être arrosée et ventée… on CONFIRME et plus que ça !! heureusement qu’on a pu planifier certaines étapes jusqu’à 5 jours à l’avance… y compris plus tard dans les régions réputées plus ensoleillées des lacs

– Piscine : étapes impromptues ; en bons nageurs, on a pu visiter 6 ou 7 piscines partout dans le pays… histoire surtout de laisser passer la pluie et au passage de profiter des douches chaudes pour décrasser nos corps de backpackers (et on n’est pas les seuls :-))

– Ponts et chaussées : si les routes (quand elles ne sont pas de graviers) sont bonnes, il faut se contenter de 2 x 1 voie partout, y compris pour les autoroutes principales. Et pour les ponts (et ils sont nombreux) c’est 1 voie pour tout le monde, à la courtoisie des « cédez le passage »… pas grave, pas grand monde de toute façon, et notre van atteint péniblement les 100km/h maximum autorisés

– Sandflies (« mouches de sable »): spécialité locale… ces petits moucherons voraces piquent et envahissent plus vite que les moustiques… on pensait pourtant avoir tout vu après l’Asie ! mais non, alors on gratte encore et encore…

– (bonne et mal-)Bouffe : Pas des grands gastronomes les NZ, l’obésité et la junk food guettent à tous les coins de rues (menu poisson frit + saucisse frite + patates frites au fast food testé par nos soins…). Suffit de se balader dans les rues et les allées des supermarchés pour comprendre d’où vient le pb. N’empêche, on s’est gavés de Black angus gonflé aux hormones, de cheddar et bleus un peu goûtus quand même, et de vins pas toujours bio… et on a aussi trouvé quelques bons restos… faut pas se laisser aller

– Les Oiseaux : une vraie cacophonie dans ce pays. Enormément d’espèces de bipèdes ailés qu’on ne croise qu’ici…

On regrettera longtemps le chant matinal du Tui, une espèce endémique qui a littéralement (voir photo) des couilles au cou (!!) et qui chante comme aucun autre.

On a vu pour de vrai le KIWI, même si c’était dans un élevage où le rythme jour-nuit de ce noctambule est inversé pour satisfaire notre curiosité. (aucune chance sinon de croiser ce gros peureux des forêts avant 4h du mat)

On a été harcelés (mais attendris aussi) par les mouettes particulièrement pic-assiettes et hargneuses (entre elles) dans cette partie du Monde.

On a été visités et presque volés par l’intrépide Weka, et amusé par le très amical Kea (un perroquet de montagne unique au Monde)

– Glaciers et Mont Cook (point culminant) : il nous a fallu plus de 5 semaines avant les apercevoir enfin… et on en a pris plein la vue. Que ce soit après 5h de Rando accrobatique et dénivelée ou après juste 20 minutes de marche guidée sur un ponton, les points de vues sont sensationnels. Il faut dire qu’ici, les glaciers démarrent parfois dès 300m d’altitude. Déprimant également de constater par des panneaux à quelle vitesse ils reculent mais le nombre et la beauté des nombreux glaciers alpins nous ont subjugués.

– Isengard : on s’est plu à se retrouver dans un des plus vastes décors du « Seigneur des anneaux » au prix d’une route très aventureuse avec notre van (la plaine d’Isengard héberge dans le film la tour du sorcier Saruman)

– Lacs : Là aussi, la nature nous a ravis! des randos récompensées par des panoramas à couper le souffle que même le meilleur objectif ne pourra pas retranscrire. Bravo à Estelle qui a parcouru – bébé à bord – les 16km et quelques 1000 mètres d’ascencion en moins de 5h A/R à Wanaka… même pas mal !!

– Milford Sound (détroit ou fjord c’est selon) : on a vu des dauphins depuis le bateau… rien que pour ça, braver la pluie et la route sinueuse pour accéder à ce bijou de la nature valait la peine. Quant à la pluie, c’est pour notre plus grand bonheur qu’elle a abondamment nourri les milliers de cascades qui bordent ce détroit de la mer de Tasman.

– Van : Arrivés à Christchurch pour remettre nos amis Sangrador dans l’avion, la dernière semaine aura essentiellement été consacrée à fourguer (pas d’autre mot!!) notre van, quasi invendable devant la mollesse du marché de l’achat-vente à Christchurch fin janvier. Il nous aura fallu 7 jours pour finalement le brader… on a perdu du temps et de l’argent mais c’était pour la bonne cause, alors… après pannes et galères et tout de même 6000km bravement parcourus (y compris les routes de graviers et les passages à gués) nos derniers mots pour lui auront été « sans rancune » 🙂

Et pour le dernier mot : AWESOME… sur les lèvres de tous les Néo-Z partout, tout le temps. On s’est amusé d’entendre ce mot-clé à tort et à travers… mais qui traduit à lui seul :
la gentillesse et l’enthousiasme naturels des locaux (tous autochtones ou héritiers du royaume de la couronne qu’ils soient) / la beauté et la richesse de la biodiversité de ces iles uniques

NOUVELLE-ZELANDE ÎLE DU NORD – 01/12 au 20/12

En direct de l’aéroport de Santiago du Chili, en transit vers Punta Arenas (tout au sud de cet immense pays)…

Après 2 mois de silence, et une traversée complète de l’océan Pacifique, il est temps de publier quelques nouvelles et photos.

En premier lieu à rattraper : 2 mois de road trip en Nouvelle-Zélande. Voici donc d’abord pour l’ile du Nord (1er-20 décembre)…

itinéraire suivi : Auckland – Coromandel (péninsule, premières plages…) – Tongariro (aka le Mordor) – Rotorua (culture maori etc…) – Napier (ville art-déco) – cape Kidnappers (un des nombreux bouts du Monde en NZ) – Hawke’ s bay (vignobles) – Wellington

En vrac, plutôt qu’un récit chronologique quelques mots sur nos 3 premières semaines dans l’ile du Nord :
– Euphorie : la NZ on l’attendait et on en avait fait le point central de notre voyage au point de caler tout le calendrier dessus pour y être en été. on est surmotivés à l’idée de démarrer notre road trip et d’aller marcher dans tous les recoins des 2 îles.

– Campervan : à peine 3 jours pour trouver notre compagnon de route… vu les prix, on avait décidé de longue date d’acheter plutôt que de louer. Facile ici via Facebook de consulter les annonces de vans 100% équipés pour les road trip (culture Néo-Z de la vie extérieure + tourisme développé grâce aux visas tourisme-travail accordés pour un an)

– Maoris : premier contact avec la culture qui va nous suivre durant les 3 mois de NZ-Polynésie-Ile de Pâques. Les mots et coutumes issus de la culture autochtone sont omniprésents et l’ile du Nord est le principal bassin pour la population Maori native du pays.

– Volcanisme et géothermie : à peine une semaine, et on se lance dans notre première rando « chargée » : tente, réchaud et vêtements chauds sur le dos… on se lance à la découverte du parc national (volcanique) du Tongariro… plus trivialement le « Mordor » et la « montagne du destin » du Seigneur des anneaux pour les connaisseurs. Tout simplement sublime… puis on reste un peu dans les alentours de la région ou la terre boue et les geysers fument et pleuvent (Lac Taupo et Rotorua)

– Surprise voire un peu de déception : culture anglo-saxonne très (trop) aseptisée… aucune chance que l’on emménage ici. Trop beau mais trop « calme » et « propret » pour nous. Les randos sont trop balisées à notre goût, quant aux 9 « great walks » qui jalonnent le pays, impossible de s’y jeter sans réserver parfois des mois à l’avance… même si certains paysages se méritent, on n’est loin du lâcher prise que l’on recherche

– Elevage intensif : après les vaches maigrichonnes de l’Asie, on a affaire ici à des bestiaux colossaux… élevés en densité massive sur des parcelles ridiculement petites compte tenu de l’espace disponible. inutile de dire qu’on croise des moutons partout aussi (certains chiffres évoquent + de 60 millions de bêtes à laine sur tout le territoire…)

– Nature 100% : 4 millions d’habitants dans un pays grand comme la France, ça laisse de la place à la Nature… et à part la colonisation anglaise et les deux guerres mondiales, peu de culture à étudier dans un pays qui a moins de 2 siècles d’histoire… on est là pour rouler, marcher et en prendre plein la vue… et on ne sera pas déçus !!!

– Rugby : les champions du Monde sont largement affichés dans les rues, mais on a quand même du mal à se sentir baignés dans l’Ovalie (faut bien dire que la saison est off pendant les grandes vacances d’été)…. mais le passage devant le stade Eden Park à Auckland donne évidemment des frissons.

– Soleil (et pluie aussi) : pour un mois de décembre (équivalent en théorie à notre mois de juin) on n’a été pas trop mal servi pour les 3 premières semaines… mais ne vous y trompez pas, l’été en NZ semble plus proche d’un printemps un peu frais ou d’un automne un peu chaud chez nous.

– Noël : (on a passé les fêtes dans l’Ile du Sud; à suivre donc…) … mais à part un sapin géant à Auckland et quelques guirlandes électriques ici et là, on a vraiment du mal à se mettre dans l’ambiance. les températures et le paysage n’ont rien de commun avec l’ambiance « jingle bells » de la France. La coutume ici c’est plutôt plages et barbecues… on allait quand même pas rater ça!

– Wine testing : la NZ, pour ceux qui ne le savent pas ou qui ne l’imaginaient pas à ce point (comme nous) est parsemée de vignobles… après 5 mois hors de France et loin du vin, on n’a pas boudé notre plaisir : + de 10 caves visitées dans l’ile du Nord. Beaucoup de blancs (on a aimé voire adoré), moins de rouge (ils étaient moins bons et trop chers de toute façon)

– Plages :… et océans à perte de vue… où qu’on soit, on est à moins de 130km de l’eau… mais on se surprend à s’étonner quand même de tant de paysages balnéaires. D’abord les Coromandel (péninsule face à Auckland)… avec des routes chaotiques mais des paysages magiques, des villes-villages désertes et des aires de campings gratuites au top. Ensuite Napier, LA station touristique du Nord (ce qui veut dire que même après 16h, il y a presque un peu de vie là-bas…). Une ville bien agréable aux bâtiments art-déco, et qui borde la plage sur des kilomètres avant de se jeter sur une côte (que l’on peut suivre en rando au pied des falaises sur la plage pendant des heures, à la rencontre de la colonie de Gannet australiens (les « fous » locaux) qui niche au cap Kidnapper)

– Possum : premières rencontres nocturnes (l’occasion au passage d’observer les magnifiques ciels étoilés de l’hémisphère sud) avec la bête à poil la plus célèbre du pays. Un « nuisible » introduit dans les années 30 via l’Australie, devenu incontrolable, et qui dévore 20000 tonnes de végétations par jour. Il peuple les bois, campings, l’asphalte des routes (RIP aux milliers de possums écrasés :-)), et les magasins de souvenirs (qui raffolent de sa fourrure)… Il est aussi le responsable des nombreux pièges et poisons disséminés partout par le ministère de la « Conservation », qui menacent l’écosystème, vos chiens et vos enfants… Chouette !!

– Ferry : Pour rallier l’ile du Sud, il faut payer (cher) le Ferry qui nous emmène nous et notre van de Wellington à Picton. L’étape par Wellington sera surtout logistique, mais la capitale du pays vaut le coup d’oeil, surtout pour son musée gratuit « Te Papa », admirablement aménagé et documenté sur le patrimoine NZ.

CAMBODGE 16/11 au 01/12

(JOYEUSES FÊTES A TOUS – On fêtera Noël et 2017 avec 12h d’avance sur vous)

Un peu de retard pour la publication des photos du Cambodge… Déjà 2 grosses semaines qu’on est arrivés en Nouvelle-Zélande, et le temps et le wifi se faisant plus rare, les photos du mois dernier arrivent enfin.

itinéraire suivi : Frontière – Siem Reap (Temples d’Angkor) – Battambang – Kampot – Kep – Sihanoukville – île de Koh Rong Samloem – Phnom Penh

-Frontière Laos-Cambodge : pour passer la frontière par les terres, il faut accepter le jeu de la corruption : 2$ pour un tampon de sortie qui devrait être gratuit, un visa à 35$ au lieu de 30$ et refuser de payer 1$ pour remplir un formulaire assurant qu’on n’apporte aucune maladie inconnue dans le pays… Après quelques mots doux échangés avec les douaniers très peu amènes, nous voila au Cambodge… on saute dans le bus direction Siem Reap (7h). On est toujours accompagné de la team désormais baptisée « Kartoffelbrei » (Purée en allemand) avec Charlotte, Julie et Seb

-Siem Reap : Le camp de base pour explorer les temples d’Angkor. Pendant 3 jours, j’arpenterai les illustres temples de près de mille ans d’âge pendant que Yüli (qui a déjà fait la découverte du site dans le passé) reste à Siem Reap entre guesthouses, bibliothèques et piscine. 2 jours à vélo (40 km par jour environ) pour passer d’un temple à l’autre. Des plus touristiques au plus reculés, j’en prend plein la vue, même s’il faut parfois regretter de se frayer un chemin entre les hordes de touristes chinois. Le 3ème jour se fera en Tuk Tuk avec Charlotte et Julie pour nous amener jusqu’au plus éloigné de tous les temples de la zone (70km de Siem Reap en tricycle à travers les villages et routes de terre… sensations garanties) dans lequel fut tourné le film « Deux frères ». Je pourrais décrire des heures durant des temples plus beaux et impressionnants les uns que les autres, mais beaucoup d’entre vous sont soit déjà venus, soit (si les vieilles pierres vous branchent) devront faire un détour obligatoire par là bas…Venez vite, ça bouge… 20 touristes sur tout le site il y a 15 ans selon un touriste allemand et 2 millions par an désormais.
Siem Reap, la ville, surfe sur ce succès et se développe semble-t-il à une vitesse phénoménale… 150 bars désormais dans « Pub street »… oui c’est aussi devenu un lieu de débauche, et beaucoup comme moi ne pourront que le déplorer. Yüli, venue il y a 5 ans n’ en a rien reconnu

-Battambang : On n’a que 14 jours, alors après 3 jours à Siem Reap, on file… Une journée de bateau nous attend pour rejoindre la petite cité coloniale de Battambang. On aurait pu faire 3 x plus vite en bus, mais on aurait manqué la super ballade à travers tous les villages flottants qui nous remontent dans le temps, et nous confirme une fois de plus qu’on est les bienvenus en Asie, tant les enfants nous sourient et saluent depuis leur écoles et habitations flottantes.
La paisible ville de Battambang, à l’arrivée est mignonne mais nous n’y resterons que le temps d’une journée, avant de faire route vers le sud, dans la capitale du poivre : Kampot.
L’occasion tout de même de découvrir une super école du cirque locale et son show impressionnants de jeunes gymnastes, et aussi de faire une belle pause culinaire avec notre seconde Cooking class du voyage : Re-MIAM!!

-Kampot et Kep : une étape de 4 jours ici valaient bien le détour. Kampot d’abord, un peu plus touristique que Battambang mais aussi encore plus jolie. Camp de base pour repartir en scooter 2 jours à travers la campagne pour rallier notamment la ville côtière de Kep. Au programme : visite d’une production de poivre (le poivre de Kampot aurait été désigné récemment par un jury comme le meilleur du monde), de quelques temples et grottes reculés et étape à Kep, où la fierté locale est le crabe pêché en abondance. Pour 5$, on déguste 3 excellents petits crabes bleus au poivre de Kampot… Excellent. On n’est d’ailleurs pas malheureux côté nourriture ici, on découvre « Le cochon de Kep » : la marque d’un français qui produit ici de la charcuterie comme à la maison (y compris du pâté et des saucisses de Toulouse !!!). Bref on mange bien et on profite des superbes vues sur l’océan depuis la terrasse de notre hotel sur la colline

-Koh Rong Samoem : Après une journée de bus, avec étape obligatoire par Phnom Penh, la capitale… on traverse les eaux depuis Sihanoukville (autre lieu de débauche inspiré de la culture Western) pour atteindre la plus calme des deux iles les plus proches : Koh Rong Samloem. Annoncée comme un paradis de sable blanc, on n’est pas déçu par notre bungalow individuel les pieds dans l’eau. On peut se payer ce petit luxe à 20$ la nuit (ça nous change des 4$ du Laos) car l’hotel n’est en fait pas tout a fait terminé, comme plus de la moitié des resorts de la plage qui ne devaient même pas exister il y un an. Ici c’est plutôt 50$ la nuit minimum, alors on s’estime chanceux. Inutile de vous inciter à venir vite, le petit paradis dont on a profité là n’aura plus le même visage ne serait-ce que dans un an… dommage mais on ne boude pas notre plaisir. Et pour le troisième jour, on se risque à la traversée de la jungle infestée de serpents (bon d’accord, il s’agit de 25 min sur un chemin bien tracé, mais avec des Cobra et des vipères partout!!…) pour atteindre Sunset beach… Exit le sable blanc, mais le spot est encore plus majestueux et on dégoté une tente flottante (suspendue dans les arbres) pour notre 3ème nuit. Sous le charme, on serait bien restés plus longtemps, mais il nous faut avancer, notre avion pour la Nouvelle Zélande désole dans deux jours de Phnom Penh

-Phnom Penh : la Capitale certes, forcément plus encombrée, plus bruyante et polluée. Mais mignonne quand même… La longue ballade à pied nous fait traverser les luxueux quartiers d’expatriés, les marchés locaux encore plus fournis de toutes les victuailles locales et nous amène à notre seule visite : S21. Pas gai pour notre dernier jour, il s’agit d’un ancien lycée reconverti en lieu de torture dictatoriel par Pol Pot et sa bande de Khmers Rouge dans les années 70. L’effroi de la visite est renforcée de toutes les images et témoignages sonores parfaitement fidèles à ce qu’il a pu se produire de plus immonde durant le génocide pratiqué ici. On est choqués, mais ce passage obligé nous rappelle à quel point ce pays a pu souffrir. On vous le conseille malgré tout.
15 jours au Cambodge, c’était court, on le savait (loin de nous l’idée de nous plaindre) mais intense. Il nous faut pourtant décoller car il nous tarde désormais de quitter l’Asie (exit les chaleurs tropicales et les insectes piqueurs) pour l’Océanie… 2 mois en Nouvelle-Zélande nous attende et ça mérite bien 24h d’avion avec escale par Hong Kong.

LAOS PARTIE 2 – 31/10 au 16/11

2ème grosse quinzaine consacrée au Sud du Laos, après une grosse frayeur (Yüli blessée au Tibia après une lourde chute à Luang Prabang) et une convalescence éclair (trop forte ma chérie !!), on repart de Luang Prabang pour un programme rempli de 2 roues, visites de grottes, cascades et iles multiples… on poursuit notre descente du Mekong avant d’atteindre le Cambodge

itinéraire suivi : Luang Prabang – Thakek (boucle à moto 4 jours) – Paksé (boucle à moto 4 jours) – Don Det (4000 iles) – Frontière Laos-Cambodge

– Luang Prabang : on troque notre bus de nuit pour une visite éclair aux urgences de Luang Prabang… on n’est pas rassurés car la médecine locale est plus que sommaire mais le « médecin » est formel : rien de cassé mais une vilaine et douloureuse blessure tibia et coup de pied qui va durer… on temporise 24h le temps que Yüli puisse reposer le pied (entre temps, le sort s’acharne avec un chauffe eau défectueux qui l’ébouillante sous la douche!) et on part pour nos 30h de bus de nuit et de jour direction Thakek

-La « boucle » de Thakek : il est temps de louer une « moto » … traduisez un scooter coréen de 110 cc avec des grandes roues loué pour 4 jours (6€ par jour) et on part à l’aventure. Entre temps on s’est constitué un petit groupe bien sympa : avec Julie (bis) et Charlotte qu’on avait rencontrées dans le Nord et qui ont été rejointes par Seb (Allemand, expatrié en Australie, qui vadrouille depuis 1 an et demi en Asie) et Rebecca (Suisse vivant à Dubai en voyage depuis 2 ans). 4 motos à 6 et c’est parti…
Yüli monte derrière moi malgré nos craintes partagées… je manie pour la 1ère fois de ma vie un 2 roues avec passager, dans des chemins parfois peu recommandables, et on croise souvent depuis notre arrivée au Laos des touristes amochés par leurs mésaventures motorisées…
Mais l’histoire se termine bien pour nous, parfaitement même. 550km à travers la campagne à la découverte des grottes karstiques du sud Laos. Les paysages coupent le souffle et les grottes sont mystérieuses. On se risque à une baignade « interdite » pour visiter l’autre côté de la grotte Tham Pha in et on s’émerveille le long des 5km de la rivière souterraine de la grotte de Konglor. Pour se loger, combo de guesthouses et repas locaux, toujours à 6 voire à + quand on croise sur notre chemin tous les autres touristes qui tournent en moto. Ambiance très sympa… alors on décide de remettre ça tous ensemble à Paksé, sauf Rebecca qui repart en Thaïlande.

-La « boucle » de Paksé : Cette fois, après 8h de bus et une nuit de repos, c’est 480km qui nous attendent sur un scooter plus puissant (on a mal au c.. et marre de peiner dans les côtes sinueuses de la campagne Laotienne). En plus il est rôôôse, ça console un peu ma chérie qui souffre toujours de ses blessures et cumule piqûres et autres ennuis insectiphobes en prime. Plus de grottes au programme, mais une enfilade de cascades toutes plus surprenantes les unes que les autres. Le paysage sur la route est un peu moins joli (oui, c’est qu’on devient difficile ;-)), mais on devient aussi de vrais Easy Rider alors on prend du plaisir à aller de villages en villages avec toujours les grands sourires et coucous des enfants et parents qui saluent notre passage sur leurs routes et chemins.

-Les 4000 îles : appellation donnée aux centaines d’ilots qui jonchent le Mekong à la frontière Laos-Cambodge. En réalité, quelques plus grosses iles se partagent les touristes qui s’y échouent. Peu d’habitants mais une concentration record de bungalows les pieds dans l’eau avec hamacs de rigueurs à moins de 4€ la nuit… on fonce, et comme on est toujours 5 du même groupe, on se partage 3 bungalows voisins en guise de QG pendant 3 jours. cocktails, ballades, repos, tour des iles à Vélo, observation des dauphins roses du Mekong au programme, et même piscine… la dure vie… Avec ça on est gratifié des projections du soleil couchant

Durant cette 2ème partie du voyage, on a aussi pu :
-visiter des plantations de café et en déguster de l’excellent
-apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur la production de soie et l’élevage des vers qui la tissent.
-visiter des vergers multiples, notamment de poivre
-éviter des centaines de vaches, buffles, chiens, poules et biquettes sur la route
-traverser le très large Mekong sur une barque pilotée par un gamin de 10 ans seul; avec à bord tout juste la place pour notre scooter et nous (avis aux équilibristes)
-constater dépités que même très jeune, tout le monde fume la pipe à eau (gros bang en bambou pour les initiés) dans certains villages du sud… »heureusement » il n’y a que du tabac (l’opium ne serait présent que dans le Nord)
-dit « sabaidee » (bonjour) et souri en retour à des centaines d’enfants
-croiser des dizaines de karaokés (qui servent aussi de maisons closes locales…)
-se faire réveiller par tout ce qui vit et bouge entre 5h et 9h du mat (coqs, cochons, geckos, familles, temples, bateaux, motos, travaux…) et notamment la propagande communiste diffusée aux hauts parleurs, y compris dans les zones les plus reculées.
-visiter un superbe parc renfermant un temple, en avant goût de ceux mythiques d’Angor (étape prochaine au Cambodge)
-boire beaucoup de beerlao et tester les alcools de riz locaux (Lao Lao)
-découvrir que la pétanque a été elle aussi importée par la colonisation française et que les Laotiens se la sont parfaitement appropriée


Pour toutes ces raisons, on aurait pu passer encore plus de temps à explorer le pays de fond en comble, mais l’heure tourne et après 34 jours, on a pris la direction du Cambodge pour nos 14 derniers jours en Asie.

Note rassurante : après 3 semaines, les blessures vont beaucoup mieux, et se feront bientôt oublier… un ouf d’admiration pour ma chérie qui a beaucoup pris sur elle

LAOS PARTIE 1 – 14 au 31/10

Après une brève escale et un changement d’aéroport à Bangkok, nous avons atterri à Luang Prabang au Laos avec la volonté de nous concentrer d’abord sur le Nord du Pays pour une grosse première quinzaine

itinéraire suivi : Luang Prabang – Luang Namtha (trek jungle de 2 jours) – retour à LP pour accueillir Georgina (en provenance de Toulouse) et sa soeur – Trek villages, jungle, campagne et cascade environnants durant 5 jours – puis Nong Khiaw – Muang Ngoi – retour à LP

-2 premiers jours consacrés à la très paisible mais non moins touristique Luang Prabang. On a la chance d’arriver un week-end de festivité pour la fin de la Mousson et notamment tous les temples de la ville sont illuminés de lampions multicolores. On découvre aussi les joies du marché artisanal de nuit multivisité depuis, le superbe temple Wat Xien Thong, les étals interminables et variés des resto et bbq de rue que l’on fréquentera souvent, les jus et les cocktails locaux entre 1 et 2€… on sait déjà qu’on va aimer le Laos après moins de 24h… 2 jours après notre arrivée, c’est aussi les 35 ans de Yüli, alors on en profite pour s’autoriser une bonne bouteille de vin avant d’aller tester un des resto chic de la ville… MIAM !

-direction ensuite le nord ouest, la ville de Luang Namtha d’où nous démarrerons un premier trek de 2 jours dans la jungle. On retrouve nos sensations de marcheur, la sueur à grosse goutte et des repas plus basiques mais non moins appétissants… Faut aimer le « Sticky Rice » mais on s’y fait plutôt bien… Supers paysages et premières visites et nuit dans les villages ethniques Hmong et Khmu.

-Retour à Luang Prabang, Georgina et Isa ont une semaine de leurs vacances scolaires à partager avec nous. Elle sera consacrée à 5 jours de Trek. Malgré l’anti-professionnalisme de notre agence (nourriture et logis pas à la hauteur…), on passe 5 jours super entre rivières, rizières, cascades, jungles et villages. On est content de finalement rentrer se décrasser mais on en a pris plein les yeux une fois de plus. On partage l’habitat local, la douche/pressing collective et la garde des bêtes (poules, chiens, porcs, canards et insectes en tous genres….) avec les villageois. Peu de mots, mais bcp de sourires échangés, notamment avec les élèves des écoles visitées.

-Décrassage à Luang Prabang avant de saluer nos visiteuses françaises qui partent vers le sud, et nous sautons dans un bus pour Nong Khiaw dans le nord. Ce sera notre ville étape pour embarquer vers Muang Ngoi le lendemain (village uniquement accessible par bateau). L’occasion sur cette escale d’une journée de mettre à profit nos 7 jours de Trek et de réaliser en un temps record l’éprouvante montée vers le « view point » dans la jungle au-dessus de la ville. On ne regrettera pas… la vue sur la rivière qui enlace les monts karstiques environnants est impressionnante.

-Départ enfin le lendemain matin dans un long boat surchargé vers Muang Ngoi. La traversée est elle aussi magnifique et on arrive en 1h30 dans le très paisible village de 1000 âmes (+la cinquantaine de touristes en rotation quotidienne). Une rue unique jonchée de gargotes locales et de bungalows individuels sur la rivière pour à peine 7€ la nuit… on vient de trouver notre point d’achoppement pour les 4 prochaines ! A Muang Ngoi, on se ballade, on randonne (1 journée pour aller voir les villages en bambous dans les 10km environnants), on prend le temps de manger (1h15 en moyenne pour honorer une commande le midi – faut bien dire qu’en saison de récolte du riz, tout le monde travaille aux champs la journée…) et on prend même un super cours de cuisine particulier (on vous fera gouter nos prouesses, on a tout noté pour refaire à la maison!!). Une petite journée de + pour flâner et se faire masser et on appréhende le départ qui nous promet 30h de trajet en bateau, bus de nuit et de jour pour rallier notre prochaine étape dans le centre/sud du pays : Thakek.

Restent 2 grosses semaines pour découvrir le sud (thakek, Savannaket, Paksé, les 4000 iles…) avant de basculer au Cambodge…. RDV mi/fin novembre pour la suite du Laos.

SRI LANKA PARTIE 2 – 30/09 au 13/10

2ème quinzaine au Sri Lanka, après avoir dit aurevoir à Nawel à la gare de Kandy… Au programme les vieilles pierres du triangle culturel, un max de vestiges bouddhistes et des branchies qui nous poussent à 18m sous l’eau

Dans les photos : un peu moins de bébêtes (quelques vaches sur la plage quand même!), un peu plus de nous (avec + de barbe et cheveux aussi), du miam miam et tout ce qui valait le coup d’être partagé
Itinéraire suivi : Nalanda – Dambulla – Sigiriya – Polonnaruwa – Nilaveli (plage) – Anuradhapura – Colombo – Negombo

-on repart donc de Kandy pour un 1er temple perdu dans la jungle (Nalanda), des grottes à 100m de haut sur un rocher qui abritent des images du Bouddha par centaines et des belles peintures d’époque (Dambulla) et arriver à Sigiriya
-Sigiriya : le site le plus touristique (faut dire que c’est pas l’affluence à cette saison encore au Sri Lanka) mais pas le moins gratifiant. 5h de visite au cagnard et dans le vent pour monter sur un immense rocher qui abritait la forteresse d’un roi bâtie à 300m en surplomb de la campagne. Superbes ruines, super vues et super vertiges pour les escaliers que Yüli a bravement vaincus « moi toute seule »
-2 nuits / une journée et on part se poser près du lac de Pollonaruwa pour prendre le temps d’aller visiter les vestiges de la vieille ville royale / bouddhiste de 7 siècle d’âge. Très grande ballade à vélo toute la journée, entre les ruines, les temples, stuppas, singes et daims croisés sur la route fermée à la circulation. Au coucher du soleil ici, les grandes chauves souris envahissent le panorama en 10 minutes pour aller piller les arbres fruitiers. Les moins bonnes pilotes finissent littérallement grillées sur les lignes électriques!!
-On part ensuite se poser « un peu » à la plage : Première depuis longtemps qu’on cale 5 nuits au même endroit. On a du temps et l’envie alors ce sera l’occaz en or de devenir des plongeurs certifiés… Open Water PADI : 5h de vidéo, une plongée en piscine et 4 en mer, le tout en 3 jours : on est diplômés !!! On mange plein de poissons les pieds dans le sable, on laisse passer le seul gros orage du mois, je vais courir un peu, on glande… L’endroit est désert car la saison de plongée se termine, mais surtout parce que la guerre civile + le tsunami de 2004 n’ont pas laissé âme qui vive… beau et prenant à la fois. Content d’avoir apprécié des plages vierges promises à un avenir touristique digne de la Thailande dans quelques courtes années.
-Retour ensuite à la culture et encore 4 jours dans le même hôtel à Anuradhapura. On renonce à payer les 25 dollars (un peu surestimés quand on a déjà vu Polonnaruwa) pour entrer dans les vestiges de la vieille ville, mais on pédale entre les monuments et on visite au gré de ceux qui veulent bien nous laisser entrer gracieusement. Atmosphère plus spirituelle ici puisque les temples encore en fonction accueillent de nombreux pèlerins soirs et matins.
Une belle ballade en vélo bonus d’une journée autour du lac artificiel peuplé de toutes les espèces déjà croisés et un « soleil » dans la boue plus tard (mon vélo a refusé je ne sais pourquoi de traverser le lit du marais pas tout a fait asséché!!! 🙂 ), on repart vers Colombo en train pour une courte visite de la capitale avant d’entamer 24h de transit vers le Laos.

3ème pays bouclé et on ne voit définitivement plus le temps passer. On adore et on recommande le Sri Lanka pour sa variété d’activités, de paysages, de denrées… Sauf si vous venez du Koweit ! Comme nous l’a dit un touriste du golfe croisé à Kandy « nothing to see here, it’s just all green…»
On est au Laos depuis une semaine maintenant et ça promet déjà !! À suivre !

SRI LANKA PARTIE 1 – 16 au 29/09

15 premiers jours de nos 28 jours au Sri Lanka, en compagnie de Nawel qui nous a rejoints depuis Toulouse

Itinéraire suivi : Negombo – Galle – Polhena – Tangalle – Bundala et Uda Walawe national parks – Ella – Haputale – Adam’s peak – Kandy

-Départ Tashkent et étape de 16h à l’aéroport de Delhi (3h-19h), on dort un peu / on s’occupe comme on peut (on mange quoi…)
-Arrivée Negombo, près de Colombo puis départ en train bondé vers la ville coloniale et fortifiée de Galle (2 jours)… trajet superbe le long de la côte
-Direction la plage au sud/sud-ouest pendant 2 jours pour se baigner, boire et manger, faire un peu de Palme et Tubas, observer les pêcheurs sur pilotis, et se reposer après les musées et rues de Galle
-2 parcs nationaux visités ensuite aux aurores en mode safari : Bundala pour ses multiples espèces d’oiseaux migrateurs et ses marais qui bordent l’océan et Uda Walawe, beaucoup plus touristique mais top aussi grâce à ses nombreux éléphants d’Asie… Vus aussi dans les parcs (et ailleurs en liberté ou dans les rues…) : caméléons, varans, serpents, singes en tous genres, croco, écureuils (partout!), daims tachetés, ruches pleines à craquer, buffles, zébus, etc…. (chiens et chats galeux ou pas…) mais pas de léopard… 🙁
-Départ ensuite vers les collines du centre (Ella, Haputale) pour apprécier les vues imprenables (en Train notamment) sur les plantations de thé et les forêts luxuriantes. Une ptite visite à Sir Thomas Lipton et ses successeurs planteurs de Thé et on part à l’assaut de Sri Pada
-Adam’s peak (ou Sri Pada), c’est LE pèlerinage du pays. Et pour mieux apprécier les 1000 mètres de dénivelés et ses 5400 marches en montée puis descente… il faut se lever et grimper vers 3h du mat’ pour se voir gratifier d’un superbe lever de soleil et d’une vue é-pou-stou-flante… Sauf que nous on a préféré la version pluie et brouillard : montée équipés gore-tex en un temps record de 1h56, une heure d’attente à 5h au sommet pour essayer d’apercevoir (en vain!) un rayon de soleil et redescente pour un énorme petit déj Sri Lankais. (mérité!)

Aparté sur la nourriture : On se régale, on mange « spicy » (comme les vrais) et on apprécie Rotis (crêpes/pains locaux) string hoppers (nouille de riz) pol sambol (préparation de coco râpée aux épices) et autres curries de poulet, patate, lentilles, etc… On se gave de jus de fruits frais (coco, mangue, papaye, banane, fraises, ananas…)
et quand on mange chez l’habitant c’est Rice and Curry maison trop bon (du riz, mais surtout une dizaine de petits plats de toutes sortes de viandes et légumes épicés pour l’accompagner)

-puis Kandy…Kandy, c’est une grosse ville (pas si mal engoncée autour de son lac), un énorme temple (qui renferme LA légendaire dent du Buddha, trimbalée depuis des siècles entre Inde et Sri Lanka), un beau show de dance et percus locales et …. des punaises de lit…. très mauvaise expérience dans un hotel aux apparences soignées mais qui nous a valu des centaines de piqures urticantes (encore aujourd’hui pour certaines, l’horreur)… On a adoré Kandy mais on s’est enfui

Suite du voyage bientôt avec le triangle culturel (Dambulla, Sigiriya, Polonarruwa, Anuradhapura…) et le passage de notre licence de plongée Open Water à Nilaveli

OUZBEKISTAN PARTIE 2 – 30/08 au 15/09

Suite et fin : Khiva – Nounous – Moynaq (Ancien port de la mer d’aval) – Nourata – Fergana – Rishton (céramique) – Kokand – Tashkent

Un peu plus d’aperçus des nourritures et boissons dans ces nouvelles photos : incontournables shashliks et Somsa (brochettes et samoussas locaux), plov (pilaf local), melons et pastèques, pains régionaux, énoooormes gateaux pâtissiers, magasins de « vino-vodka » aux étalages infinis, boulangerie locale au bazar, etc…

La boucle est bouclée…. Après Boukhara :
-Khiva : superbe cité forteresse, notre ville préférée, la plus authentique de toutes et la plus paisible, même si on l’imagine facilement bondée de touristes….1km sur 500m environ de murailles qui renferme d’innombrables vestiges islamiques
-Etape à Noukous pour son très riche musée de l’histoire et des coutumes des nomades du Karakalpakstan (république autonome en Ouzbékistan)… et direction l’ex-port de la mer d’aval retirée désormais à plus de 200km de là : la désolation des épaves et du paysage de sable asséché (pour les besoins de la culture du Coton notamment) progressivement depuis les années 60
-Train de nuit et visite de Nourata, aux portes du désert
-Retour à Tashkent et étape au lac à 90km (réservoir de Shorvoq), nous arrivons à 19h et la nuit tombée, à part une resort cloisonnée à 100$ la nuit, impossible de trouver logis… finalement un Ouzbek nous  « loue » pour 15$ un appartement dans son jardin : système habituellement réservé aux locaux (donc illégal pour les étrangers) pour loger à proximité de LA station de ski ouzbek… Nous serons délogés à 8h du matin par ce propriétaire, complètement affolé depuis la veille au soir d’être potentiellement contrôlé par les militaires (1ère aperçu désagréable invivo pour nous des 28 années de propagande et politique « Karimov »)
Quant au lac, une vaste étendue d’eau entre les montagnes, agréable sur le papier et cartes postales certes, mais uniquement bordé par des immenses complexes touristiques soviétiques sans saveur (et évidemment complètement vides en semaine)… dommage
-Direction Fergana et sa vallée : 4 jours pour visiter les environs et souffler un peu (dont 2 nuits d’hôtel avec bassin extérieur de 25 mètres… vide de touriste une fois de plus ;-)). Agréable surprise que de visiter la ville de Fergana, les soies du Bazar de Margilon, les céramiques manufacturées de Rishton, et le superbe palais du Khan à Kokand!

A Tashkent nous avons pu goûter aux joies du Couch Surfing à deux reprises chez notre hôte deluxe : Shakhboz, 22 ans, qui s’apprête à visiter dans 2 semaines les capitales européennes en commençant par Paris… avis aux hôtes potentiels.

Nous repartons direction le Sri Lanka, avec un vocabulaire Ouzbek un peu plus construit, des notions de Russe, et un riche aperçu de l’Asie Centrale, qui alimentent notre ferme volonté de revenir s’imprégner des pays environnants.

OUZBEKISTAN PARTIE 1 – 19 au 29/08

1 ère partie de nos 28 jours en Ouzbekistan

Itinéraire suivi : tashkent-samarcande-shahrisabz-termiz-boukhara

-arrivée à tashkent après une journée à Delhi … Choc culturel : tout est ultra clean, ultra calme, ultra moderne… Le jour de mon anniversaire et 1er Resto local pour fêter ça : on ne comprend rien à la carte en russo Ouzbek donc visite guidée des chaudrons par la serveuse. Viandes et pains traditionnels à profusion, on ne sera pas en manque
(Avec 700$ ici, on est multimillionnaire et les poches remplies de billet… 6200 soums pour un dollar au marché noir contre 3200 officiellement…. Et le plus gros billet fait 5000 soums…!)

– visite de tashkent 2 jours : personne dans les rues, bâtiments soviétiques mis à terre depuis l’indépendance de 1991 et remplacés par des immenses rues flambants neuves et sans vie apparente … on prépare les pelouses et façades pour les 25 ans de l’indépendance (1er sept 2016)
Premières mosquées, madrasas et 1er musée… Tamerlan (Amir Timur est partout

– depart pour samarcande… Le régistan (complexe monumental d’édifices islamiques) est impressionnant. La ville et les bâtiments sont superbes mais encore l’impression d’être dans le monde de Mickey fabriqué pour soigner les apparences extérieures d’un “régime présidentiel fort” (Karimov seul au pouvoir depuis 28 ans)

– depart vers Termez (1 journée de taxis aller et une autre retour / 6 véhicules à chaque trajet pour 500km) en passant par sharihsabz (ville natale de Timur) : Un vrai parc d’attraction pour touristes… superbes monuments dans des allées pavés désertes! On est encore seuls
Termez : musée fermé, on se rabat sur des vestiges boudhistes a l’extérieur de la ville et à moins de 500m de la frontière afghane… Les militaires veillent

– Boukhara : de mieux en mieux, les authentiques habitations en terre et les rues sont préservées, l’abondance de monuments islamiques se renforcent et on en prend plein la vue dans une ville touristique paisible (pièce maîtresse : l’énorme Kalon minaret)
Seuls dans la plupart des monuments… Encore 😊

Ici on parle ouzbek ou tadjik ou karakalpak selon les régions… Du coup c’est au moins russe pour tout le monde et une ou plusieurs langues en prime… L’anglais ce sera + pour les Generations futures qui l’apprennent à l’école. Nous on sait décrypter quelques mots de russes et on bafouille l’ouzbek pour manger et négocier.

Karimov, mourant depuis le 28 août, serait mort le 2 septembre. Il a donc officiellement tenu jusqu’à la commémoration de l’indépendance la veille et bizarrement enterré des le lendemain !!!
Son heritage officiel : développement économique, hero de la nation, etc… Et des belles villes toutes modernes (mais toutes semblables et vides)
Son heritage officieux : travail forcé des enfants aux champs de coton (1,8$ par jour de salaire d’état), mariage “arrangés”, journalisme inexistant
3 jours de deuil national et une succession incertaine. Rien qui ne perturbe le voyage pour nous
On poursuit jusqu’au 15/09 avec Khiva (ville forteresse superbe), noukous, le désastre écologique de la mer d’aral a moynaq (retirée depuis 70 ans), le désert du kyzil koum à nourata et la vallée de fergana

A suivre donc…