CHILI – Suite et Fin : LE NORD – 01 au 11/04

(Déjà plus d’1 mois de retard de nouveau dans les photos et recits… il est grand temps de publier la fin de notre escapade de 2 mois au Chili alors qu’on a déjà boucle entre temps 5 semaine en bolivie (actuellement à cuzco…))

Attention aux yeux…
Nos dix derniers jours au Chili de 0 à 4800m d’altitude, une très grosse dose de “plein la vue, plein la gueule!!”

Itinéraire suivi : vicuña (valle de elqui) / san Pedro de atacama (pukara de quitor, garganta del diablo, valle de la luna, geysers des tatio) / putre (parc naturel lauca, salar de surire)

Apres 1 semaine à boire des cocktails et faire du tourisme urbain à valparaiso, nous revoilà au grand air

-Valle de elqui : a 500km au nord de valpo et de la capitale Santiago nous faisons étape pour 3 jours ici avant d’attaquer le grand nord et le desert d’Atacama. Au programme, on renoue avec le camping et apres encore un peu de tourisme urbain (la charmante ville de vicuña n’est pas si grande) on se décide le lendemain à se faire déposer a 50km en amont de la vallée avec des vélos pour une descente ponctuée de visites de distillerie de pisco (sorte d’armagnac local à base de muscat distillé dont on fait surtout les cocktails dont on se gave depuis des semaines : le pisco sour, à base de jus de citron et de pisco), de cave à vin (tres médiocre muscat et syrah…) et de brasserie locale…. une journee bien remplie… mais même si maintenant on ne plus cacher que nous sommes presque alcooliques, c’est surtout pour les somptueux paysages et les quelques sensations à vélo (si si!) qu’on se paye toute la journée. Quelques villages perdus également et des ciels parfaitement dégagés dont les champs électro-voltaïques tirent le meilleur parti. Au delà de sa vallée encastrée, et de son pisco, Elqui est connu pour ses 300 nuits dégagées par an et ses multiples observatoires… pour nous c’est bientôt pleine lune (trop de lumière donc) alors on renonce à ce petit kiff touristique qu’on avait pu expérimenter 1 an et demi plus tôt en Colombie.
Avant de repartir, comme depuis le cambodge on n’a pas eu l’occasion de prendre un cours de cuisine, on saute sur l’occaz de renfiler la toque quand on voit qu’un Resto nous propose un cours privatif. Super menu mais surtout super moment quand notre profa s’invite avec son homme à déjeuner (ce que l’on vient de cuisiner), avec nous dans son jardin ombragé… on parle politique et vie locale et on sort de table à 16h…

-Atacama : apres 24h de bus avec multiples escales, nous voilà à “san pedro”. Destination touristique par excellence, point d’entrée dans le désert (le plus aride du monde), pour de multiples excursions de 2500 à 4700m. San Pedro de Atacama ce sont des rues de terre farcies d’agences et de touristes gringos comme nous, le changement est radical, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas autant entendu parler anglais. On commence par deux jours de vélo à la découverte des canyons et vallées asséchés aux noms évocateurs (gorge du diable, vallée de la lune, vallée de la mort…). Pas rassurant et pourtant les environs nous laissent rêveurs… la cordillère et ses multiples volcans enneigés (dont le licancabur qui trône à près de 6000m face à san pedro) qui nous entourent sont indescriptibles .
2eme jour, on ira donc faire les 40km en vélo dans l’incroyable et tres sèche vallée de la lune avec ses paysages de sel séché qui nous donnent l’impossible impression d’être entouré de neige.
On a une nouvelle camarade pour cette journee : Une tres gentille chienne (il me faut préciser au passage l’abondance de chiens sauvages, en excellente santé, et souvent de bonnes lignées – pas comme les millions de batards semblables et rageurs qu’on croise partout en Asie – qui jonchent tous les recoins du Chili et qui vous suivent amicalement partout à la moindre attention… le meilleur ami de l’homme vous avez dit ? on confirme). Elle ne nous aura pas lâché d’une semelle durant les 40km de parcours en vélo ou à pied… pauvre d’elle, ses coussinets fumants à la fin de la journee m’ont poussé à lui offrir le répit d’une virée à vélo sur mes genoux pour les derniers km. Apres lui avoir acheté quelques croquettes, elle a trouvé refuge une fois en “ville” dans notre agence de loc qui nous a promis de retrouver son proprio en postant sa photo sur les réseaux de san Pedro… on la laisse le cœur serré.
Dernier jour à san Pedro, on se lève à 4 du mat’ pour faire la route jusqu’à un haut plateau à 4700m ou de multiples geysers fument abondamment au lever du soleil.
Magnifique evidemment, l’occasion en route d’observer la vie sauvage du coin et les lagunes multicolores au pied des volcans… vu d’ici on a hâte de notre séjour dans l’altiplano et les multiples cordillères boliviennes et péruviennes.

On rempile en partant pour 16h de bus direction l’extrême nord du Chili

-Putre : notre dernière étape avant de franchir la frontière bolivienne. 2 jours ici en tours organisés avec un couple de jeunes retraités français. À couper le souffle… d’abord le parc lauca d’où on admire les sommets des mastodontes parinacota (6300m au Chili) et Sajama (6500m plus haut sommet côté bolivien) et toute la vie sauvage (les lamas, alpacas et autres guanaco ou vigognes, les vizcacha – sorte de gros chinchilah – et les rares mais majestueux condors – qui, faut quand même le dire, ont vraiment une sale gueule vue de près…).

On en prend plein la vue et on vit désormais à plus de 3800m de moyenne alors on en redemande et on file au “salar de surire” avec notre chauffeur le lendemain… la c’est paysages de lagune de sel séchée ou inondée à perte de vue, multiples couleurs; et parmi elles le rose des placides flamants andins. C’en est trop!! Il faut partir avant de décider (quelque soit le résultat des élections en France qui nous angoissait) d’élire domicile au Chili

Prochaine et avant dernière étape : la bolivie…

CHILI – LE CENTRE – 12 au 31/03

Nos 3 semaines préférées au Chili

Itinéraire suivi : Lac Llanquilhue (puerto varas / ensenada / cochamo / frutillar) – Valdivia – Lac Villarica (villarica / pucon / parc villarica / réserve el cañi / parc huerquehue) – Santiago du Chili – Valparaiso

Nous atteignons donc en stop la région des lacs depuis Chiloé.

Ces 15 premiers jours seront consacrés à l’auto-stop, le camping et la randonnée qui nous ont rendus amoureux du Chilo

1er LAC
Puerto varas d’abord, une paisible et jolie ville de vacances au bord du lac avec vue sur le cône blanc du volcan osorno qui lui fait face de l’autre côté. Seul fait à relever ici, le réveil a 4h du mat sous la tente par la forte détonation d’un braquage à l’explosif du distributeur automatique… ouf… rien à voir avec le volcan, on se rendort.

Ensenada : une route principale et quelques maisons, ici le point d’intérêt c’est la proximité du volcan osorno… apres 6km de rando dans les coulées de lave et de rivières asséchées, on arrive en stop à la base des remontées mécaniques (dans cette région les volcans, pourtant actifs sont autant de stations de ski). Encore un peu d’ascension et on redescend au bord du lac qui jouxte notre tente pour un bain et apéro avec vue sur volcan!

Cochamo : encore 50km de stop sur des routes de graviers et on arrive dans le village de cochamo… on part de la pour 3 jours de trek avec nos sacs bien chargés pour notre autonomie. D’abord 13km d’ascension dans une forêt particulièrement boueuse pour atteindre le camp de la Junta.
Ici c’est le paradis des grimpeurs, surnommé le “Yosemite” chilien tant les cirques de granite qui entourent ce camp de base sont impressionants! On est subjugués.

Lendemain, apres une nuit très refroidie, on part à l’assaut des 1000 mètres de dénivelé jusqu’à “l’anfiteatro” pour aller voir de plus près un de ces cirques. Sous le charme la aussi…. on redescend pour une deuxième fraîche nuit et refaisons des le lendemain matin les 4h30 de marche jusqu’à cochamo.
Frutillar : bref passage d’une nuit au camping ici. Certainement la plus bourgeoise et mignonne des stations qui bordent le lac, mais maintenant qu’on est hors saison, on profite de la ville et d’un super petit resto qui nous semble réservés juste pour nous. Le chef Français nous gâte, on est repus
On a pu observer autour de ce lac les premières traces des successives colonies allemandes arrivées ici (certaines du 19eme siècle, même si on sait aussi que le Chili aura été une terre d’exil pour ancien nazi…). Architectures caractéristiques, bières allemandes brassées localement et “kuchen” à foison (gâteaux)

2nd LAC
Valdivia : 250km de stop vers le nord, on fait étape dans cette ville étudiante pas loin du pacifique avant de rallier le lac villarica. On a du changer 4 fois de voiture pour y arriver et faire du stop au milieu de l’autoroute… alors on profite d’une bière en terrasse le jour de la saint Patrick

Villarica : courte étape ici aussi, on part rapidement le lendemain vers Pucon, une des destinations les plus touristique du pays. Capitale des sports a sensation, pour nous c’est surtout un point d’accès à deux parcs nationaux et 3 magnifiques volcans.

On monte d’abord comme pour l’osorno, a la base du volcan Villarica pour une belle rando ensoleilee… devant le peu de difficulté apparente pour l’ascension au sommet on est tenté mais 100€ par tête pour un guide quasi inutile nous refroidissent… alors on se contente d’approcher la neige par nos propres moyens

Le lendemain, direction “el cañi”… une rando de +1200m pour atteindre un point de vue panoramique à couper le souffle. 4 volcans parfaitement coniques à admirer à 360 degrés. Le tout agrémenté d’une rando dans une forêt féerique peuplée d’araucaria, une race de sapin bien singulière aux piquants lui donnant un air de cactus géant.

Enfin, on repart en itinérance pour deux jours tente sur le dos. Notre but : traverser le parc huerquehue pour atteindre des termes naturels tenus par une famille qui vit à 80km de tte civilisation.
Apres deux semaines dans les lacs, nos cuisses sont affûtés et nos mirettes régalées, il est temps de repartir à la civilisation.

Santiago du Chili : une bonne nuit de plus dans le bus et on se pose pour deux jours à la capitale. Rien d’exceptionnel ici, si ce n’est la taille du bled : 8 millions d’habitants. Soit un tiers du pays qui vit dans cette seule mégalopole.
Santiago sera surtt pour nous, notre premier point de rencontre avec Judith et Thomas : un couple d’amis allemands qui passent 3 semaines en vacances au Chili et nous ont fait l’honneur d’ajuster leur tir pour nous y croiser à plusieurs reprises.
Aussi l’occasion (vu la tournure des événements en France ça urgeait) de faire ma procuration de vote à l’ambassade

Valparaiso : la surprise !!! A l’origine, 3 jours max prévu pour flaner dans ses collines aux rues pentues, aux nombreux funiculaires, et aux joyeuses couleurs des bâtisses en bois et du très riche street art.
Mais c’était sans compter sur la présence de nos amis allemands et la rencontre impromptue des notre 1er jour ici avec Antoine et sa chérie, croisé il y a près de dix ans dans une vie professionnelle antérieure.
Du coup, outre les superbes ballades le jour, on passe nos soirées à enchaîner apéro et Resto a 4 ou a 6. Un véritable traquenard, on passera finalement 5 jours ici pour de vraies vacances avant de dire aurevoir a tout le monde. On donne rdv à Judith et Thomas dans quelques jours tout au nord du Chili, quant à nos copains de TF1, nos routes devraient se recroiser plus tard en Bolivie.

Une fois n’est pas coutume, notre bus de nuit nous attend pour poursuivre plus au nord pour nos 10 derniers jours au Chili.

(A l’heure où j’écris ces lignes, on s’apprête à passer en Bolivie, aussi selon la qualité des wifi, il est probable que les prochaines publications soient bcp plus tardives… à bientôt donc)

CHILI – PATAGONIE – 21/02 au 12/03

Nos premiers pas sur les terres du Chili seront pour la Patagonie et la Terre de feu.
Si on schématise un peu le Chili c’est trois grandes parties, en partant du Sud :

1- la Patagonie, fraîche (très), ventée, un peu pluvieuse (pas mal même), isolée, véritable méandre de fiords ou les nombreux glaciers viennent se jeter dans l’eau, ou bien animer les paysages désertiques de la pampa.
En bonus, au sortir de cette région, la paisible île de Chiloé, peuplée de pêcheurs et réputée de nombreuses églises classées à l’unesco.

2- le “Centre” plus chaud avec de nombreux lacs bordés de volcans parfaitement coniques ; plus au nord la région des vins puis Santiago (capitale) et la colorée Valparaiso

3- le Grand Nord, désertique avec notamment la valle de l’élqui (région du pisco) et 600km au dessus l’atacama (désert le plus aride du monde), les salar et l’altiplano parsemés de sommets et volcans a plus de 6000m.

Nous sommes donc le 22 février et on attaque la première de ces 3 grandes régions par punta arenas.

Itinéraire suivi : punta arenas – puerto natales – el calafate jusqu’à los antiguos (argentine) – puerto rio tranquilo – cerro castillo – coyhaique – Castro (île de chiloé) – puerto montt

On n’ira pas jusqu’à ushuaia, ce n’est pas si loin, mais réputé très chère juste pour avoir le droit de dire “j’y étais”. On “préfère” claquer notre bourse pour faire ce qu’on ne pourrait faire nulle part ailleurs, sauf en Antarctique, voir le modèle réduit trait pour trait de l’empereur : le pingouin roi!
Émouvante petite bête, surtout si avez vu comme nous le film “la marche de l’empereur” qui décrit leur existence plutôt atroce.
Au passage, on passe dans la désolante terre de feu, ou tous les services (piscine, hôpital, cinéma…) des micro villes sont gratuits afin que les résidents continuent d’occuper la zone. Intéressante journée.
Ah oui, ici les indices UV montent jusqu’à 11 et comme en NZ, on est sous le trou de la couche d’ozone, gare aux rouquins!!

Une chose à savoir de la Patagonie, c’est qu’ici pour le touriste, tout se paye et grassement ! La Conaf (ONF local qui administre les parcs nationaux) fait payer pour le moindre pas, les bus dont l’existence dépend des rares routes sont chers (Surtout côté argentin) et le logement (le camping attendra plus au nord pour des températures nocturnes plus clementes) également.

Nous étions à l’origine descendus au point le plus austral du monde pour son circuit de randonnée W du parc Torres del Paine. Mais au lieu de 4 jours entre glaciers et pics de roche, on ne restera ici qu’une journée… magnifique vue sur les “Torres” et une belle journée de marche bien dégagée, mais frustrés de nous être fait une fois de plus braquer par la Conaf et de n’avoir pu rester plus longtemps à cause d’un système de réservation ubuesque (des mois d’anticipation à prendre pour des campings pourtant gratuits).

Pas grave on se vengera sur des zones plus sauvages de la Patagonie quelques jours plus tard.
Il nous faudra près de 3 semaines pour remonter jusqu’à puerto montt (qui marque le début de la fin des fiords et de la patagonie) et rallier la carretera austral qui remonte tt le reste du pays.
En passant, nous aurons brièvement traversé la frontière argentine le temps d’une nuit de bus pour revenir fissa au Chili quelques 700km plus haut.

Notre itinéraire prévoit alors 300km de route non goudronnée avec plusieurs chouettes étapes dans des bleds locaux, 40h de bateau au travers des fiords et ports de pêches les plus isolés du monde, et 4 jours de repos/gastro(nomique) sur Chiloé.
Le tout sera fait en stop, pour économiser un peu et surtout échanger avec la gente locale. On y croyait un peu et on a eu raison : très facile ici de tendre le pouce même au bord de l’autoroute!!
Je n’ai pas bcp parlé des chiliens jusqu’ici, mais on est fan… hospitalité et joie de vivre… on est bien contents tous les deux de parler la langue native ici!

Apres quelques randos – qui nous feraient presque regretter d’être passés par la case (ou la caisse) “Torres del paine”, tellement les vues et glaciers sont à couper le souffle – et quelques nuits dans une université transformée durant l’été en auberge, on embarque pour 40h de bateau depuis puerto chacabuco jusqu’a quellon sur l’île de chiloé.
Deux soirées, une journée et deux réveils bercés par des paysages oniriques (et un peu de pluie aussi bah oui!), on s’y est pris une semaine a l’avance pour réserver notre croisière et on ne regrette rien.

Une fois sur chiloé, on a voulu camper chez l’habitant…. mais c’était sans compter sur la pluie, le vent et la gentillesse de l’habitant (une modeste famille de 3 chiliens) qui nous propose au bout de quelques heures de tempête, de démonter notre tente et ranger nos duvets (pourtant fraîchement achetés exprès) pour nous prêter leur seule chambre vide! Bien vu, 4 jours ou nuits de pluie vont suivre…
On prend plaisir, malgré la météo, a flâner autour des maisons sur pilotis, à visiter les églises de bois des tous petits villages, et a s’attabler dans les “cocinerias” (Resto cantines) des petits ports de pêche pour abuser de crabe, de fruits de mer et de un chilien.
L’occasion aussi de se reposer sans bouger dans un second hostal avec vue sur mer.

Déjà temps de laisser derrière nous la Patagonie, ses impromptus et intempéries, et même si on a aimé, ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend dans les deux autres tiers du pays et en particulier aux abords des lacs où nous venons d’arriver en atteignant la ville de puerto montt.
Plus aucune pluie annoncée et des températures qui vont enfin nous permettre de camper…

CHILI – ÎLE DE PÂQUES – 14 au 21/02

Nous sommes donc arrivés au Chili voici 2 mois déjà. A partir de la mi février, notre voyage n’aura plus lieu que sur les terres sud-américaines : 5 mois au total pour remonter de l’extrême sud du chili (punta arenas, face à la terre de feu) jusqu’a lima au Pérou en traversant la Bolivie…

Entre 1,5 et 2 mois donc pour chacun de ces trois derniers pays, on va pouvoir prendre notre temps.
Mais avant de fouler les terres du Chili on se pose une semaine sur une de ces îles : isla de pascua (Pâques) peuplée par les Rapa Nui et surtout par les mystérieux Moaïs (ces statues de pierre qui en ont fait sa renommée)

5 heures de vol depuis Papeete et on arrive à Hanga Roa, la capitale de l’ile.
On se pose dans un des deux seuls campings, face aux puissantes vagues du pacifique (jusqu’à 5 mètres ici), surpeuplé de quelques touristes étrangers mais surtout de chiliens en vacances (avec 6 mois de décalage des saisons, hémisphère sud oblige, c’est encore les vacances d’été pour 3 semaines au Chili).

Le plus clair de notre temps sur l’île sera consacré à en faire le tour en scooter, à pied ou en minibus guidé, à la découverte de ses superbes paysages et à la recherche des explications les plus etayées à propos des maïs.
On ne va pas s’étaler ici sur les différentes théories en ce qui concerne la découpe/taille et le déplacement en bord de mer de ces monstres de roche volcanique, mais sachez que de mystère il n’y a plus ou presque…. on vous laisse venir sur place pour vous cultiver. Ce que l’on peut dire c’est que l’époque des moaïs a vu deux peuples s’opposer : les dominants appelés “oreilles longues”, ceci dû a leurs boucles de lobes d’oreilles caractéristiques ; et les dominés “oreilles courtes”. Ces derniers, esclavagés, étaient autorisés à conserver une part de leur récolte, en échange du très dur labeur de taille et transport des moaïs, qui n’étaient autres que des effigies post-mortem des chefs de clans “oreilles longues”.

L’île est parfaitement magnifique et invite au repos et à la rêverie. On est en quelque sorte a mi chemin entre des vues d’Auvergne et de Belle île en mer…L’ile est relativement plates, avec tout de même quelques reliefs dessinés par les très anciens et très verts volcans, et des côtes marines sculptées de falaises et de criques rocailleuses. Température moyenne 30 le jour et 25 la nuit, et au milieu du pacifique le bleu de l’océan n’a jamais été aussi bleu! Tout comme le blanc de la Voie lactée à la nuit tombée.

On est toujours en terre polynésienne ici, alors la culture, les langues ancestrales et les coutumes ont beaucoup à voir avec celles déjà croisées a tahiti mais avec un toqué d’allégresse sud-américaine.

Au delà de la visite de l’île, à 80% décrétée réserve nationale administrée par la conaf (l’ONF local), et agrémentée d’un billet d’entrée de 80$ la semaine ; on a pu aussi assister à un spectacle de musique et danse rock-polynésienne locales et on continue notre périple gastro-alcoolique avec poissons, fruits de mer et cocktails bien sûr (on découvre enfin le fameux “pisco sour” pour les connaisseurs).
On a aussi pu, pour la 1ère fois depuis le Sri Lanka, faire bon usage de notre niveau 1 de plongée, en allant par 23 mètres de fond admirer un moaï sous-marin dans une eau à 27 degrés!
Ah oui, on est retourné à la messe… 2 fois en deux semaines, on est sevrés de bondieuseries jusqu’à la retraite au moins.

Voici donc pour l’île de Pâques, 7 jours qui ont filé bien vite et nous voilà embarqués pour nos deux derniers vols planifiés du périple (à part bien sur ceux de l’ultime retour…) hanga roa-Santiago du Chili / Santiago du Chili-punta arenas (avec une nuit d’escale clochardeuse dans le hall international de Santiago)

POLYNESIE FRANCAISE – 01 au 13/02

Encore un peu de retard dans les récit et photos du voyage puisque depuis plus d’1 mois déjà, nous voguons sur les iles et terres du Chili. Voici donc venu le récit de notre escale à Tahiti et l’archipel de la Société.

itinéraire suivi : Tahiti (2 jours) – Moorea (3 jours) – Bora Bora (2 jours) – Tahaa (3 jours) – Huahine (2 jours) – Tahiti (1 jour)

Enfin les « Vacances » tant attendues… On en rigole, mais voyager à l’année c’est presque un métier, alors la Polynésie, on l’attendait comme le Messie!

On commence donc par un miracle : remonter le temps… Quand on vient de l’ouest, en l’occurence de la Nouvelle-Zélande, on prend -23h de décalage horaire : Nous partimes donc le 2 février de Christchurch pour arriver le 1er février à l’aéroport de Fa’a sur la grande ile de Tahiti !!

On se sait déjà chanceux, 10 jours plus tôt nous n’aurions même pas pu atterrir ici tant les inondations causées par une crue centennale du lagon a été violente à Papeete. La compagnie locale y a même laissé deux avions emportés par les eaux… OUF

Pour notre premier jour, la météo est presque capricieuse, mais on a encore le sourire aux lèvres de notre vol Auckland-Papeete de la veille, et après la NZ, on a enfin chaud !! Accueillis la veille par Air Tahiti Nui avec une fleur au coin de l’oreille, tout le nécessaire pour rendre notre vol des plus confortables, et évidemment quelques bulles…. on est aux anges. Notre escale sur l’ile et la presqu’ile de Tahiti durera 1 jour – 2 nuits… le temps de s’émerveiller une première fois sur les beautés du lagon, d’aller rendre visite au plus que mythique spot de surf de Teahupoo, et de faire un bon tour en voiture de location.

Précision pour les néophytes : le Lagon, c’est la particularité de toutes les iles des archipels environnants. Elles sont toutes individuellement entourées d’une barrière de corail qui laisse ainsi pénétrer par quelques points stratégiques (les « passes ») l’eau de l’océan sur un banc de sable paisible et peu profond jonché de petits récifs…. C’est grâce (ou à cause de) à ça que les puissantes vagues du Pacifique sont tenues à distance et que les baigneurs et nombreux noceurs en voyage ici peuvent patauger en admirant les multiples couleurs de la faune et flore aquatique locale.

2ème matin : on se lève tôt pour déjà s’envoler…on a 13 jours pour visiter 5 iles et le calendrier de nos vols et bateaux inter-iles est millimétré…

Après un vol de… 14 minutes montre en main (!), le temps de rester béat devant la vue panoramique des lagons respectifs, nous passons de Tahiti à Moorea.
Surclassés à notre arrivée (pour cause d’inondations encore), on aura le bonheur d’avoir 3 nuits dans une « Luxury villa » pour à peine 50€ la nuit. Un luxe qu’on ne fantasmait même pas… Bonheur !
En bref : Moorea c’est la plus « randonnable » des iles, on sait déjà qu’on montera un de ces 3 jours sur un de ses sommets pour admirer la vue d’en haut… Ce sera fait le 2ème jour avec une de nos plus belles randos à la journée jusqu’ici (certes fatigante puisque dans la jungle épaisse et mal défrichée).
Le 1er jour, on s’était « contenté » de palmer dans le lagon pour une première session de mirettes ébahies. Y’à qu’à se baisser pour admirer les poissons et coraux, munis de nos masques et tubas… on se gave pendant des heures !! On opte pour un spectacle de danse Polynésienne (hautement recommandé) le soir et un buffet gargantuesque de gastronomie locale. (bcp de poissons crus évidemment!…. MIAM).
Le reste du programme : du stop (à savoir, ça marche très bien sur les iles) pour aller d’une baie à l’autre et découvrir tout ce que le littoral de Moorea a à offrir (dont un super Poisson à la Vanille)

troisième escale : Bora Bora… un nom qui fait rêver. Certes, les prix pratiqués ici nous orientent vers un très modeste studio en ville, plutôt qu’une suite dans un des nombreux palaces sur pilotis… mais on ne va pas bouder notre plaisir, tel les jeunes et riches mariés que l’on croise dans cette destination de rêve. Mais on le dit tout de suite, Bora Bora n’est pas notre préférée (trop guindée peut-être), mais son Lagon mérite très largement son tour de bateau à la journée… à la recherche des requins (Pointe Noire et Citron), des raies (et raies Manta !!) que l’on a eu la chance de voir de très près et même toucher.
Ah oui, Bora Bora, c’est aussi là qu’on aura enfin eu notre collier de fleur de bienvenue… bon on a un peu triché en faisant les yeux doux au comptoir de bienvenue des grands hôtels dans l’aérogare… On triche mais on s’en fout, on a notre collier et on l’arbore fièrement en faisant nos courses au Super U !
L’écran de mon iPhone n’aura pas non plus survécu à une vilaine chute sur Bora Bora… heureusement que 10 jours plus tard, j’ai eu l’occasion d’une réparation expresse à Papeete… pour les amateurs de photos panorama, désolé donc pour ce trou de 10 jours.

Quatrième escale : Tahaa, peut-être notre préférée… Non, pas que parce qu’on y a trouvé un rhum 100% local défiant TOUTE concurrence (de quoi méduser nos nouveaux copains Martiniquais rencontrés un peu plus tôt) ou encore pour la langouste fraiche dégustée au resto de notre hôtel (ben quoi… on a dit c’est vacances alors on se fait plais’)… Non non, il ne s’agit pas que de bonne chaire ! Mais bien pour le lagon, et le Motu (petite ile) qui fait face à notre hôtel, accessible en 25 minutes de Kayak, qui renferme un jardin de corail merveilleux. Après avoir pagayé, débarqué, et remonté à pied le long du courant de la Passe, on se jette à l’eau et on reste minimum 3 heures à se laisser porter ou à nager à contre-courant pour admirer des milliers de poissons et coraux… C’en est trop, il nous faudra y retourner deux demies journées entières pour à peine s’en sevrer. On prend plaisir ici aussi aux rencontres polynésiennes faites au gré de l’auto-stop qui nous mène ça et là, entre fermes de vanille (la meilleure du monde qu’y disent!!) et collines de l’ile.

Dernière étape : Huahine… la plus « sauvage ». Moins de touristes et plus de vie locale ressentie ici. Accueillis sur le terrain de camping (face au Lagon) d’une famille mixte Métro-Polynésienne bien ancrée ici depuis 15 ans, on paresse et on redécouvre les joies du camping les pieds dans le sable. Après avoir tant pêché de luxure, pour notre dernier dimanche, on s’en va à … la Messe !! De toute façon, y’a que ça à faire le dimanche ici (à part évidemment le tour de Kayak autour d’un motu qu’on ne boudera pas non plus)… Mais on y va surtout pour le folklore local… mines ravies, chapeaux fleuris et chants polynésiens accompagnés au Yukulélé… on sourit au moins à l’église ici. On n’est pas convertis pour autant, et puis la parole divine, nous on s’en fout : la messe en Tahitien, on n’y comprend rien.

Déjà temps de retourner à la « capitale » de ce Pays d’Outre Mer… nous revoilà à Papeete à flâner au marché en attendant l’unique vol hebdomadaire qui nous doit conduire vers notre prochaine étape, et non des moindres : L’ile de Pâques.

NOUVELLE-ZELANDE ILE DU SUD – 20/12/16 au 02/02/17

Exit l’ile du Nord bouclée en 3 semaines (condamnés à tracer pour avoir une place sur le ferry) et bienvenue dans l’ile du Sud… la plus grande et la plus « réputée », notamment pour sa côte ouest, ses Alpes, ses lacs et fjords.

Plus de 5 semaines dont 2 seront partagées avec les plus courageux de nos visiteurs : Merci à Vincent et Estelle (fraichement enceinte pourtant…) d’avoir bravé 40h de connexions aller ET retour depuis Toulouse pour venir camper (souvent sous la pluie !!!), festoyer et randonner avec nous

itinéraire suivi : Picton – Abel Tasman (great walk) – Nelson – Motueka (Nöel et panne du van) – West Coast – Col et Glaciers Fox et Franz Josef – Wanaka & Queenstown (lacs et montagnes) – Le Fiordland et son célèbre Milford sound – Christchurch

Pour commencer : on a 3 jours avant Noel et ça tombe bien, on a réservé nos emplacements pour l’une des plus célèbres marches du pays : Abel Tasman Track … 3 jours / + de 60 km en bordure de mer sur les falaises arborées du nord de l’Ile du Sud. On a bravé la pluie et le froid mordant de la nuit (1 journée trempée de la tête au pied et une nuit dans une tente moisie) avant de décider de planter la tente le 2ème soir à l’intérieur du « cooking shelter » mis à dispo des campeurs. Sur 3 jours, on a quand même eu droit à 50% de soleil et des vues splendides. Sans regret et Nöel au soleil de la plage de notre campsite n’en sera que plus mérité.

(Un aparté sur le camping en NZ : on vous l’a dit, tout est réglé et millimétré ici… alors même si on est autonome dans notre van, pas de free camp! et à part dans l’ile du Nord où les pelouses ou parkings autorisés aux campervans sont souvent gratuits, dans l’ile du Sud, il faut le plus souvent payer : de 4 à 9€ chacun la nuit pour les moins chers… et à ce prix là, si certains terrains sont plus raffinés et bien équipés , il faut souvent se contenter d’un simple siège troué (pas besoin de dessin…) et parfois même, aucun point d’eau.)

Mais pour Nöel, on a trouvé le spot parfait… Le van est garé côté mer, les douches sont chaudes et on a même de l’électricité et un BBQ. Ce sera resto black angus et agneau pour le 24 au soir, dans un petit port de plaisance tout mimi + repas de fête apéro-entrée-plat-dessert cuisiné et arrosé par nos soins de 13h à 17h toute la journée ensoleillée du 25 au camping… autant vous dire qu’on a fait honneur à notre réputation de ripailleurs François ! On avait fait nos courses et ça tombe bien, le van est tombé en panne la veille au retour du resto (Joyeux Noel) et nous condamne à rester 3 jours immobilisés entre Auto stop et réparations.

Pour la suite, comme pour l’ile du Nord, quelques mots-clés :

– Pluie (et vents) : on nous avait prévenus, la NZ c’est mouillé. Relativement chanceux dans l’ile du Nord, on a eu droit à un été pourri en janvier dans le Sud. La West coast coincée entre océan et montagne qui longe une bonne partie de l’ile et héberge l’une des seules « autoroutes » est réputée pour être arrosée et ventée… on CONFIRME et plus que ça !! heureusement qu’on a pu planifier certaines étapes jusqu’à 5 jours à l’avance… y compris plus tard dans les régions réputées plus ensoleillées des lacs

– Piscine : étapes impromptues ; en bons nageurs, on a pu visiter 6 ou 7 piscines partout dans le pays… histoire surtout de laisser passer la pluie et au passage de profiter des douches chaudes pour décrasser nos corps de backpackers (et on n’est pas les seuls :-))

– Ponts et chaussées : si les routes (quand elles ne sont pas de graviers) sont bonnes, il faut se contenter de 2 x 1 voie partout, y compris pour les autoroutes principales. Et pour les ponts (et ils sont nombreux) c’est 1 voie pour tout le monde, à la courtoisie des « cédez le passage »… pas grave, pas grand monde de toute façon, et notre van atteint péniblement les 100km/h maximum autorisés

– Sandflies (« mouches de sable »): spécialité locale… ces petits moucherons voraces piquent et envahissent plus vite que les moustiques… on pensait pourtant avoir tout vu après l’Asie ! mais non, alors on gratte encore et encore…

– (bonne et mal-)Bouffe : Pas des grands gastronomes les NZ, l’obésité et la junk food guettent à tous les coins de rues (menu poisson frit + saucisse frite + patates frites au fast food testé par nos soins…). Suffit de se balader dans les rues et les allées des supermarchés pour comprendre d’où vient le pb. N’empêche, on s’est gavés de Black angus gonflé aux hormones, de cheddar et bleus un peu goûtus quand même, et de vins pas toujours bio… et on a aussi trouvé quelques bons restos… faut pas se laisser aller

– Les Oiseaux : une vraie cacophonie dans ce pays. Enormément d’espèces de bipèdes ailés qu’on ne croise qu’ici…

On regrettera longtemps le chant matinal du Tui, une espèce endémique qui a littéralement (voir photo) des couilles au cou (!!) et qui chante comme aucun autre.

On a vu pour de vrai le KIWI, même si c’était dans un élevage où le rythme jour-nuit de ce noctambule est inversé pour satisfaire notre curiosité. (aucune chance sinon de croiser ce gros peureux des forêts avant 4h du mat)

On a été harcelés (mais attendris aussi) par les mouettes particulièrement pic-assiettes et hargneuses (entre elles) dans cette partie du Monde.

On a été visités et presque volés par l’intrépide Weka, et amusé par le très amical Kea (un perroquet de montagne unique au Monde)

– Glaciers et Mont Cook (point culminant) : il nous a fallu plus de 5 semaines avant les apercevoir enfin… et on en a pris plein la vue. Que ce soit après 5h de Rando accrobatique et dénivelée ou après juste 20 minutes de marche guidée sur un ponton, les points de vues sont sensationnels. Il faut dire qu’ici, les glaciers démarrent parfois dès 300m d’altitude. Déprimant également de constater par des panneaux à quelle vitesse ils reculent mais le nombre et la beauté des nombreux glaciers alpins nous ont subjugués.

– Isengard : on s’est plu à se retrouver dans un des plus vastes décors du « Seigneur des anneaux » au prix d’une route très aventureuse avec notre van (la plaine d’Isengard héberge dans le film la tour du sorcier Saruman)

– Lacs : Là aussi, la nature nous a ravis! des randos récompensées par des panoramas à couper le souffle que même le meilleur objectif ne pourra pas retranscrire. Bravo à Estelle qui a parcouru – bébé à bord – les 16km et quelques 1000 mètres d’ascencion en moins de 5h A/R à Wanaka… même pas mal !!

– Milford Sound (détroit ou fjord c’est selon) : on a vu des dauphins depuis le bateau… rien que pour ça, braver la pluie et la route sinueuse pour accéder à ce bijou de la nature valait la peine. Quant à la pluie, c’est pour notre plus grand bonheur qu’elle a abondamment nourri les milliers de cascades qui bordent ce détroit de la mer de Tasman.

– Van : Arrivés à Christchurch pour remettre nos amis Sangrador dans l’avion, la dernière semaine aura essentiellement été consacrée à fourguer (pas d’autre mot!!) notre van, quasi invendable devant la mollesse du marché de l’achat-vente à Christchurch fin janvier. Il nous aura fallu 7 jours pour finalement le brader… on a perdu du temps et de l’argent mais c’était pour la bonne cause, alors… après pannes et galères et tout de même 6000km bravement parcourus (y compris les routes de graviers et les passages à gués) nos derniers mots pour lui auront été « sans rancune » 🙂

Et pour le dernier mot : AWESOME… sur les lèvres de tous les Néo-Z partout, tout le temps. On s’est amusé d’entendre ce mot-clé à tort et à travers… mais qui traduit à lui seul :
la gentillesse et l’enthousiasme naturels des locaux (tous autochtones ou héritiers du royaume de la couronne qu’ils soient) / la beauté et la richesse de la biodiversité de ces iles uniques

NOUVELLE-ZELANDE ÎLE DU NORD – 01/12 au 20/12

En direct de l’aéroport de Santiago du Chili, en transit vers Punta Arenas (tout au sud de cet immense pays)…

Après 2 mois de silence, et une traversée complète de l’océan Pacifique, il est temps de publier quelques nouvelles et photos.

En premier lieu à rattraper : 2 mois de road trip en Nouvelle-Zélande. Voici donc d’abord pour l’ile du Nord (1er-20 décembre)…

itinéraire suivi : Auckland – Coromandel (péninsule, premières plages…) – Tongariro (aka le Mordor) – Rotorua (culture maori etc…) – Napier (ville art-déco) – cape Kidnappers (un des nombreux bouts du Monde en NZ) – Hawke’ s bay (vignobles) – Wellington

En vrac, plutôt qu’un récit chronologique quelques mots sur nos 3 premières semaines dans l’ile du Nord :
– Euphorie : la NZ on l’attendait et on en avait fait le point central de notre voyage au point de caler tout le calendrier dessus pour y être en été. on est surmotivés à l’idée de démarrer notre road trip et d’aller marcher dans tous les recoins des 2 îles.

– Campervan : à peine 3 jours pour trouver notre compagnon de route… vu les prix, on avait décidé de longue date d’acheter plutôt que de louer. Facile ici via Facebook de consulter les annonces de vans 100% équipés pour les road trip (culture Néo-Z de la vie extérieure + tourisme développé grâce aux visas tourisme-travail accordés pour un an)

– Maoris : premier contact avec la culture qui va nous suivre durant les 3 mois de NZ-Polynésie-Ile de Pâques. Les mots et coutumes issus de la culture autochtone sont omniprésents et l’ile du Nord est le principal bassin pour la population Maori native du pays.

– Volcanisme et géothermie : à peine une semaine, et on se lance dans notre première rando « chargée » : tente, réchaud et vêtements chauds sur le dos… on se lance à la découverte du parc national (volcanique) du Tongariro… plus trivialement le « Mordor » et la « montagne du destin » du Seigneur des anneaux pour les connaisseurs. Tout simplement sublime… puis on reste un peu dans les alentours de la région ou la terre boue et les geysers fument et pleuvent (Lac Taupo et Rotorua)

– Surprise voire un peu de déception : culture anglo-saxonne très (trop) aseptisée… aucune chance que l’on emménage ici. Trop beau mais trop « calme » et « propret » pour nous. Les randos sont trop balisées à notre goût, quant aux 9 « great walks » qui jalonnent le pays, impossible de s’y jeter sans réserver parfois des mois à l’avance… même si certains paysages se méritent, on n’est loin du lâcher prise que l’on recherche

– Elevage intensif : après les vaches maigrichonnes de l’Asie, on a affaire ici à des bestiaux colossaux… élevés en densité massive sur des parcelles ridiculement petites compte tenu de l’espace disponible. inutile de dire qu’on croise des moutons partout aussi (certains chiffres évoquent + de 60 millions de bêtes à laine sur tout le territoire…)

– Nature 100% : 4 millions d’habitants dans un pays grand comme la France, ça laisse de la place à la Nature… et à part la colonisation anglaise et les deux guerres mondiales, peu de culture à étudier dans un pays qui a moins de 2 siècles d’histoire… on est là pour rouler, marcher et en prendre plein la vue… et on ne sera pas déçus !!!

– Rugby : les champions du Monde sont largement affichés dans les rues, mais on a quand même du mal à se sentir baignés dans l’Ovalie (faut bien dire que la saison est off pendant les grandes vacances d’été)…. mais le passage devant le stade Eden Park à Auckland donne évidemment des frissons.

– Soleil (et pluie aussi) : pour un mois de décembre (équivalent en théorie à notre mois de juin) on n’a été pas trop mal servi pour les 3 premières semaines… mais ne vous y trompez pas, l’été en NZ semble plus proche d’un printemps un peu frais ou d’un automne un peu chaud chez nous.

– Noël : (on a passé les fêtes dans l’Ile du Sud; à suivre donc…) … mais à part un sapin géant à Auckland et quelques guirlandes électriques ici et là, on a vraiment du mal à se mettre dans l’ambiance. les températures et le paysage n’ont rien de commun avec l’ambiance « jingle bells » de la France. La coutume ici c’est plutôt plages et barbecues… on allait quand même pas rater ça!

– Wine testing : la NZ, pour ceux qui ne le savent pas ou qui ne l’imaginaient pas à ce point (comme nous) est parsemée de vignobles… après 5 mois hors de France et loin du vin, on n’a pas boudé notre plaisir : + de 10 caves visitées dans l’ile du Nord. Beaucoup de blancs (on a aimé voire adoré), moins de rouge (ils étaient moins bons et trop chers de toute façon)

– Plages :… et océans à perte de vue… où qu’on soit, on est à moins de 130km de l’eau… mais on se surprend à s’étonner quand même de tant de paysages balnéaires. D’abord les Coromandel (péninsule face à Auckland)… avec des routes chaotiques mais des paysages magiques, des villes-villages désertes et des aires de campings gratuites au top. Ensuite Napier, LA station touristique du Nord (ce qui veut dire que même après 16h, il y a presque un peu de vie là-bas…). Une ville bien agréable aux bâtiments art-déco, et qui borde la plage sur des kilomètres avant de se jeter sur une côte (que l’on peut suivre en rando au pied des falaises sur la plage pendant des heures, à la rencontre de la colonie de Gannet australiens (les « fous » locaux) qui niche au cap Kidnapper)

– Possum : premières rencontres nocturnes (l’occasion au passage d’observer les magnifiques ciels étoilés de l’hémisphère sud) avec la bête à poil la plus célèbre du pays. Un « nuisible » introduit dans les années 30 via l’Australie, devenu incontrolable, et qui dévore 20000 tonnes de végétations par jour. Il peuple les bois, campings, l’asphalte des routes (RIP aux milliers de possums écrasés :-)), et les magasins de souvenirs (qui raffolent de sa fourrure)… Il est aussi le responsable des nombreux pièges et poisons disséminés partout par le ministère de la « Conservation », qui menacent l’écosystème, vos chiens et vos enfants… Chouette !!

– Ferry : Pour rallier l’ile du Sud, il faut payer (cher) le Ferry qui nous emmène nous et notre van de Wellington à Picton. L’étape par Wellington sera surtout logistique, mais la capitale du pays vaut le coup d’oeil, surtout pour son musée gratuit « Te Papa », admirablement aménagé et documenté sur le patrimoine NZ.

CAMBODGE 16/11 au 01/12

(JOYEUSES FÊTES A TOUS – On fêtera Noël et 2017 avec 12h d’avance sur vous)

Un peu de retard pour la publication des photos du Cambodge… Déjà 2 grosses semaines qu’on est arrivés en Nouvelle-Zélande, et le temps et le wifi se faisant plus rare, les photos du mois dernier arrivent enfin.

itinéraire suivi : Frontière – Siem Reap (Temples d’Angkor) – Battambang – Kampot – Kep – Sihanoukville – île de Koh Rong Samloem – Phnom Penh

-Frontière Laos-Cambodge : pour passer la frontière par les terres, il faut accepter le jeu de la corruption : 2$ pour un tampon de sortie qui devrait être gratuit, un visa à 35$ au lieu de 30$ et refuser de payer 1$ pour remplir un formulaire assurant qu’on n’apporte aucune maladie inconnue dans le pays… Après quelques mots doux échangés avec les douaniers très peu amènes, nous voila au Cambodge… on saute dans le bus direction Siem Reap (7h). On est toujours accompagné de la team désormais baptisée « Kartoffelbrei » (Purée en allemand) avec Charlotte, Julie et Seb

-Siem Reap : Le camp de base pour explorer les temples d’Angkor. Pendant 3 jours, j’arpenterai les illustres temples de près de mille ans d’âge pendant que Yüli (qui a déjà fait la découverte du site dans le passé) reste à Siem Reap entre guesthouses, bibliothèques et piscine. 2 jours à vélo (40 km par jour environ) pour passer d’un temple à l’autre. Des plus touristiques au plus reculés, j’en prend plein la vue, même s’il faut parfois regretter de se frayer un chemin entre les hordes de touristes chinois. Le 3ème jour se fera en Tuk Tuk avec Charlotte et Julie pour nous amener jusqu’au plus éloigné de tous les temples de la zone (70km de Siem Reap en tricycle à travers les villages et routes de terre… sensations garanties) dans lequel fut tourné le film « Deux frères ». Je pourrais décrire des heures durant des temples plus beaux et impressionnants les uns que les autres, mais beaucoup d’entre vous sont soit déjà venus, soit (si les vieilles pierres vous branchent) devront faire un détour obligatoire par là bas…Venez vite, ça bouge… 20 touristes sur tout le site il y a 15 ans selon un touriste allemand et 2 millions par an désormais.
Siem Reap, la ville, surfe sur ce succès et se développe semble-t-il à une vitesse phénoménale… 150 bars désormais dans « Pub street »… oui c’est aussi devenu un lieu de débauche, et beaucoup comme moi ne pourront que le déplorer. Yüli, venue il y a 5 ans n’ en a rien reconnu

-Battambang : On n’a que 14 jours, alors après 3 jours à Siem Reap, on file… Une journée de bateau nous attend pour rejoindre la petite cité coloniale de Battambang. On aurait pu faire 3 x plus vite en bus, mais on aurait manqué la super ballade à travers tous les villages flottants qui nous remontent dans le temps, et nous confirme une fois de plus qu’on est les bienvenus en Asie, tant les enfants nous sourient et saluent depuis leur écoles et habitations flottantes.
La paisible ville de Battambang, à l’arrivée est mignonne mais nous n’y resterons que le temps d’une journée, avant de faire route vers le sud, dans la capitale du poivre : Kampot.
L’occasion tout de même de découvrir une super école du cirque locale et son show impressionnants de jeunes gymnastes, et aussi de faire une belle pause culinaire avec notre seconde Cooking class du voyage : Re-MIAM!!

-Kampot et Kep : une étape de 4 jours ici valaient bien le détour. Kampot d’abord, un peu plus touristique que Battambang mais aussi encore plus jolie. Camp de base pour repartir en scooter 2 jours à travers la campagne pour rallier notamment la ville côtière de Kep. Au programme : visite d’une production de poivre (le poivre de Kampot aurait été désigné récemment par un jury comme le meilleur du monde), de quelques temples et grottes reculés et étape à Kep, où la fierté locale est le crabe pêché en abondance. Pour 5$, on déguste 3 excellents petits crabes bleus au poivre de Kampot… Excellent. On n’est d’ailleurs pas malheureux côté nourriture ici, on découvre « Le cochon de Kep » : la marque d’un français qui produit ici de la charcuterie comme à la maison (y compris du pâté et des saucisses de Toulouse !!!). Bref on mange bien et on profite des superbes vues sur l’océan depuis la terrasse de notre hotel sur la colline

-Koh Rong Samoem : Après une journée de bus, avec étape obligatoire par Phnom Penh, la capitale… on traverse les eaux depuis Sihanoukville (autre lieu de débauche inspiré de la culture Western) pour atteindre la plus calme des deux iles les plus proches : Koh Rong Samloem. Annoncée comme un paradis de sable blanc, on n’est pas déçu par notre bungalow individuel les pieds dans l’eau. On peut se payer ce petit luxe à 20$ la nuit (ça nous change des 4$ du Laos) car l’hotel n’est en fait pas tout a fait terminé, comme plus de la moitié des resorts de la plage qui ne devaient même pas exister il y un an. Ici c’est plutôt 50$ la nuit minimum, alors on s’estime chanceux. Inutile de vous inciter à venir vite, le petit paradis dont on a profité là n’aura plus le même visage ne serait-ce que dans un an… dommage mais on ne boude pas notre plaisir. Et pour le troisième jour, on se risque à la traversée de la jungle infestée de serpents (bon d’accord, il s’agit de 25 min sur un chemin bien tracé, mais avec des Cobra et des vipères partout!!…) pour atteindre Sunset beach… Exit le sable blanc, mais le spot est encore plus majestueux et on dégoté une tente flottante (suspendue dans les arbres) pour notre 3ème nuit. Sous le charme, on serait bien restés plus longtemps, mais il nous faut avancer, notre avion pour la Nouvelle Zélande désole dans deux jours de Phnom Penh

-Phnom Penh : la Capitale certes, forcément plus encombrée, plus bruyante et polluée. Mais mignonne quand même… La longue ballade à pied nous fait traverser les luxueux quartiers d’expatriés, les marchés locaux encore plus fournis de toutes les victuailles locales et nous amène à notre seule visite : S21. Pas gai pour notre dernier jour, il s’agit d’un ancien lycée reconverti en lieu de torture dictatoriel par Pol Pot et sa bande de Khmers Rouge dans les années 70. L’effroi de la visite est renforcée de toutes les images et témoignages sonores parfaitement fidèles à ce qu’il a pu se produire de plus immonde durant le génocide pratiqué ici. On est choqués, mais ce passage obligé nous rappelle à quel point ce pays a pu souffrir. On vous le conseille malgré tout.
15 jours au Cambodge, c’était court, on le savait (loin de nous l’idée de nous plaindre) mais intense. Il nous faut pourtant décoller car il nous tarde désormais de quitter l’Asie (exit les chaleurs tropicales et les insectes piqueurs) pour l’Océanie… 2 mois en Nouvelle-Zélande nous attende et ça mérite bien 24h d’avion avec escale par Hong Kong.

LAOS PARTIE 2 – 31/10 au 16/11

2ème grosse quinzaine consacrée au Sud du Laos, après une grosse frayeur (Yüli blessée au Tibia après une lourde chute à Luang Prabang) et une convalescence éclair (trop forte ma chérie !!), on repart de Luang Prabang pour un programme rempli de 2 roues, visites de grottes, cascades et iles multiples… on poursuit notre descente du Mekong avant d’atteindre le Cambodge

itinéraire suivi : Luang Prabang – Thakek (boucle à moto 4 jours) – Paksé (boucle à moto 4 jours) – Don Det (4000 iles) – Frontière Laos-Cambodge

– Luang Prabang : on troque notre bus de nuit pour une visite éclair aux urgences de Luang Prabang… on n’est pas rassurés car la médecine locale est plus que sommaire mais le « médecin » est formel : rien de cassé mais une vilaine et douloureuse blessure tibia et coup de pied qui va durer… on temporise 24h le temps que Yüli puisse reposer le pied (entre temps, le sort s’acharne avec un chauffe eau défectueux qui l’ébouillante sous la douche!) et on part pour nos 30h de bus de nuit et de jour direction Thakek

-La « boucle » de Thakek : il est temps de louer une « moto » … traduisez un scooter coréen de 110 cc avec des grandes roues loué pour 4 jours (6€ par jour) et on part à l’aventure. Entre temps on s’est constitué un petit groupe bien sympa : avec Julie (bis) et Charlotte qu’on avait rencontrées dans le Nord et qui ont été rejointes par Seb (Allemand, expatrié en Australie, qui vadrouille depuis 1 an et demi en Asie) et Rebecca (Suisse vivant à Dubai en voyage depuis 2 ans). 4 motos à 6 et c’est parti…
Yüli monte derrière moi malgré nos craintes partagées… je manie pour la 1ère fois de ma vie un 2 roues avec passager, dans des chemins parfois peu recommandables, et on croise souvent depuis notre arrivée au Laos des touristes amochés par leurs mésaventures motorisées…
Mais l’histoire se termine bien pour nous, parfaitement même. 550km à travers la campagne à la découverte des grottes karstiques du sud Laos. Les paysages coupent le souffle et les grottes sont mystérieuses. On se risque à une baignade « interdite » pour visiter l’autre côté de la grotte Tham Pha in et on s’émerveille le long des 5km de la rivière souterraine de la grotte de Konglor. Pour se loger, combo de guesthouses et repas locaux, toujours à 6 voire à + quand on croise sur notre chemin tous les autres touristes qui tournent en moto. Ambiance très sympa… alors on décide de remettre ça tous ensemble à Paksé, sauf Rebecca qui repart en Thaïlande.

-La « boucle » de Paksé : Cette fois, après 8h de bus et une nuit de repos, c’est 480km qui nous attendent sur un scooter plus puissant (on a mal au c.. et marre de peiner dans les côtes sinueuses de la campagne Laotienne). En plus il est rôôôse, ça console un peu ma chérie qui souffre toujours de ses blessures et cumule piqûres et autres ennuis insectiphobes en prime. Plus de grottes au programme, mais une enfilade de cascades toutes plus surprenantes les unes que les autres. Le paysage sur la route est un peu moins joli (oui, c’est qu’on devient difficile ;-)), mais on devient aussi de vrais Easy Rider alors on prend du plaisir à aller de villages en villages avec toujours les grands sourires et coucous des enfants et parents qui saluent notre passage sur leurs routes et chemins.

-Les 4000 îles : appellation donnée aux centaines d’ilots qui jonchent le Mekong à la frontière Laos-Cambodge. En réalité, quelques plus grosses iles se partagent les touristes qui s’y échouent. Peu d’habitants mais une concentration record de bungalows les pieds dans l’eau avec hamacs de rigueurs à moins de 4€ la nuit… on fonce, et comme on est toujours 5 du même groupe, on se partage 3 bungalows voisins en guise de QG pendant 3 jours. cocktails, ballades, repos, tour des iles à Vélo, observation des dauphins roses du Mekong au programme, et même piscine… la dure vie… Avec ça on est gratifié des projections du soleil couchant

Durant cette 2ème partie du voyage, on a aussi pu :
-visiter des plantations de café et en déguster de l’excellent
-apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur la production de soie et l’élevage des vers qui la tissent.
-visiter des vergers multiples, notamment de poivre
-éviter des centaines de vaches, buffles, chiens, poules et biquettes sur la route
-traverser le très large Mekong sur une barque pilotée par un gamin de 10 ans seul; avec à bord tout juste la place pour notre scooter et nous (avis aux équilibristes)
-constater dépités que même très jeune, tout le monde fume la pipe à eau (gros bang en bambou pour les initiés) dans certains villages du sud… »heureusement » il n’y a que du tabac (l’opium ne serait présent que dans le Nord)
-dit « sabaidee » (bonjour) et souri en retour à des centaines d’enfants
-croiser des dizaines de karaokés (qui servent aussi de maisons closes locales…)
-se faire réveiller par tout ce qui vit et bouge entre 5h et 9h du mat (coqs, cochons, geckos, familles, temples, bateaux, motos, travaux…) et notamment la propagande communiste diffusée aux hauts parleurs, y compris dans les zones les plus reculées.
-visiter un superbe parc renfermant un temple, en avant goût de ceux mythiques d’Angor (étape prochaine au Cambodge)
-boire beaucoup de beerlao et tester les alcools de riz locaux (Lao Lao)
-découvrir que la pétanque a été elle aussi importée par la colonisation française et que les Laotiens se la sont parfaitement appropriée


Pour toutes ces raisons, on aurait pu passer encore plus de temps à explorer le pays de fond en comble, mais l’heure tourne et après 34 jours, on a pris la direction du Cambodge pour nos 14 derniers jours en Asie.

Note rassurante : après 3 semaines, les blessures vont beaucoup mieux, et se feront bientôt oublier… un ouf d’admiration pour ma chérie qui a beaucoup pris sur elle

LAOS PARTIE 1 – 14 au 31/10

Après une brève escale et un changement d’aéroport à Bangkok, nous avons atterri à Luang Prabang au Laos avec la volonté de nous concentrer d’abord sur le Nord du Pays pour une grosse première quinzaine

itinéraire suivi : Luang Prabang – Luang Namtha (trek jungle de 2 jours) – retour à LP pour accueillir Georgina (en provenance de Toulouse) et sa soeur – Trek villages, jungle, campagne et cascade environnants durant 5 jours – puis Nong Khiaw – Muang Ngoi – retour à LP

-2 premiers jours consacrés à la très paisible mais non moins touristique Luang Prabang. On a la chance d’arriver un week-end de festivité pour la fin de la Mousson et notamment tous les temples de la ville sont illuminés de lampions multicolores. On découvre aussi les joies du marché artisanal de nuit multivisité depuis, le superbe temple Wat Xien Thong, les étals interminables et variés des resto et bbq de rue que l’on fréquentera souvent, les jus et les cocktails locaux entre 1 et 2€… on sait déjà qu’on va aimer le Laos après moins de 24h… 2 jours après notre arrivée, c’est aussi les 35 ans de Yüli, alors on en profite pour s’autoriser une bonne bouteille de vin avant d’aller tester un des resto chic de la ville… MIAM !

-direction ensuite le nord ouest, la ville de Luang Namtha d’où nous démarrerons un premier trek de 2 jours dans la jungle. On retrouve nos sensations de marcheur, la sueur à grosse goutte et des repas plus basiques mais non moins appétissants… Faut aimer le « Sticky Rice » mais on s’y fait plutôt bien… Supers paysages et premières visites et nuit dans les villages ethniques Hmong et Khmu.

-Retour à Luang Prabang, Georgina et Isa ont une semaine de leurs vacances scolaires à partager avec nous. Elle sera consacrée à 5 jours de Trek. Malgré l’anti-professionnalisme de notre agence (nourriture et logis pas à la hauteur…), on passe 5 jours super entre rivières, rizières, cascades, jungles et villages. On est content de finalement rentrer se décrasser mais on en a pris plein les yeux une fois de plus. On partage l’habitat local, la douche/pressing collective et la garde des bêtes (poules, chiens, porcs, canards et insectes en tous genres….) avec les villageois. Peu de mots, mais bcp de sourires échangés, notamment avec les élèves des écoles visitées.

-Décrassage à Luang Prabang avant de saluer nos visiteuses françaises qui partent vers le sud, et nous sautons dans un bus pour Nong Khiaw dans le nord. Ce sera notre ville étape pour embarquer vers Muang Ngoi le lendemain (village uniquement accessible par bateau). L’occasion sur cette escale d’une journée de mettre à profit nos 7 jours de Trek et de réaliser en un temps record l’éprouvante montée vers le « view point » dans la jungle au-dessus de la ville. On ne regrettera pas… la vue sur la rivière qui enlace les monts karstiques environnants est impressionnante.

-Départ enfin le lendemain matin dans un long boat surchargé vers Muang Ngoi. La traversée est elle aussi magnifique et on arrive en 1h30 dans le très paisible village de 1000 âmes (+la cinquantaine de touristes en rotation quotidienne). Une rue unique jonchée de gargotes locales et de bungalows individuels sur la rivière pour à peine 7€ la nuit… on vient de trouver notre point d’achoppement pour les 4 prochaines ! A Muang Ngoi, on se ballade, on randonne (1 journée pour aller voir les villages en bambous dans les 10km environnants), on prend le temps de manger (1h15 en moyenne pour honorer une commande le midi – faut bien dire qu’en saison de récolte du riz, tout le monde travaille aux champs la journée…) et on prend même un super cours de cuisine particulier (on vous fera gouter nos prouesses, on a tout noté pour refaire à la maison!!). Une petite journée de + pour flâner et se faire masser et on appréhende le départ qui nous promet 30h de trajet en bateau, bus de nuit et de jour pour rallier notre prochaine étape dans le centre/sud du pays : Thakek.

Restent 2 grosses semaines pour découvrir le sud (thakek, Savannaket, Paksé, les 4000 iles…) avant de basculer au Cambodge…. RDV mi/fin novembre pour la suite du Laos.